Infos Togo La Mairie d’Aboka au bord de l’implosion

Un Maire adjoint de l’opposition accusé de propos ethnocentristes

Publié le jeudi 27 mai 2021, par Gabinho

Que se passe-t-il encore à la Mairie de Golfe 5 Aflao Gakli ? C’est la grande interrogation, mais des informations font état de ce que des guéguerres internes ont refait surface au sein du Conseil municipal de cette commune, au point où le premier responsable, Kossi Aboka, craindrait une dissolution de ce Conseil municipal.

D’après nos confrères de Togobreakingnews, « à la mairie d’Aflao-Gakli, il faut être armé de courage et faire preuve d’un calme olympien pour pouvoir siéger. L’ambiance étant morose entre les 22 conseillers municipaux, le développement de cette commune est relégué au second plan. Accusations d’assassinat entre conseillers municipaux, manque d’égard lors des sessions, évocation des propos ethnocentriques et ségrégationnistes, accusations de détournement de fonds pugilats verbaux à plusieurs réunions publiques sont problèmes qui prédominent dans le Golfe 5. Au centre des polémiques, Kossivi Kevin Dieudonné Assila. Le conseiller municipal d’obédience Alliance nationale pour le Changement (ANC) accuse Jean Claude Badjanko Fintakpa, président de la commission des finances de détournement de fonds. Selon les confidences, le même Assila, conseiller municipal à 25 ans est allé dire au 2ème adjoint au maire, Koubalo Badjamla que le président de la commission des finances veut le tuer. C’est dans cette ambiance que M. Badjamla serait privé de paroles au cours de la session du 30 Avril compte tenu de son origine. Pour le conseiller municipal, Pierre Assou Akouété Nougblega, le 1er adjoint au maire, M. Badjamla, le 2e adjoint au maire n’a pas droit à la parole parce qu’il n’est pas d’Aflao-Gakli ».

Aussi, poursuit nos confrères, « tous ces sujets ont été mis sur le tapis mercredi à l’occasion de la première session extraordinaire de l’année. Parole a été donnée à chacun des élus de s’expliquer afin de vider une fois pour de bon les contentieux. ‘‘Je vais voir le PV de la session du 30 avril et nous reviendrons pour en parler à huis clos… On ne va pas tolérer ça’’, a ordonné M. Aboka au cours de la réunion. De son côté, Jean Eklou condamne des propos ethnocentristes et des ragots au sein du Conseil municipal. ‘‘ L’histoire a voulu que cette commune du Golfe 5 soit dirigée par M. Aboka : c’est un fait, il faut l’accepter et faire avec… Ce que le maire Badjamla vient de dire au sujet de M. Nougblega est extrêmement grave et ça nécessite que M. Nougblega présente des excuses. L’Etat togolais ne fait pas l’apologie de l’ethnicisme, racisme et de l’éthnocentrisme’’, a dénoncé le conseiller municipal d’obédience ANC. Comme à l’accoutumé, les discussions ont été houleuses et les écarts de langage n’ont pas été évités. Certains conseillers qui ne supportent plus ces agissements préfèrent souvent boycotter les sessions. La situation inquiète l’ancien président de la délégation spéciale des préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé qui craint une dissolution du conseil municipal ».

Et conclut-on, avec des mots qui seraient du Maire Kossi Aboka, à savoir, « Faisons beaucoup attention. Sachons qu’il y a des dispositions légales qui sont prévues…L’autorité suprême peut décider de dissoudre une municipalité pour mettre en place une délégation spéciale dans laquelle aucun de nous ici ne sera membre lorsqu’elle constate un dysfonctionnement d’une grande gravité et que les élus locaux n’arrivent pas à s’entendre pour travailler dans l’intérêt de la population ».

A la lecture de ces mots, nos tentatives à la rédaction de Telegramme228, de rentrer en contact avec le mis en cause, l’Adjoint au Maire Pierre Akouété Nougbléga, jusqu’à ce que nous mettions ces quelques mots en ligne sont restés sans suite.

Nous reviendrons en détail sur cette affaire une fois que le mis en cause viendrait à nous confier sa part de vérité quant à ces accusations d’ethnocentrisme.
T228

N.B : En image, Kossi Aboka (au micro) avec les autres membres de l’exécutif du Conseil communal de Golfe 5, avec l’ancien préfet du Golfe, Komlan Agbotsè.