Nos régions Préfecture d’Akébou / Ne supportant pas son hémiplégie

Un homme de 45 ans se donne la mort en se tirant un fusil dans le cou

Publié le jeudi 8 novembre 2012, par

Le drame s’est produit dans la nuit du 20 au 21 octobre dernier à Atigoza à une dizaine de kilomètres à l’Est de Kougnohou. Victime d’une hémiplégie depuis le mois de juillet dernier, Ditikou Yaobio, puisque c’est de lui qu’il s’agit n’a pu supporter sa nouvelle situation d’handicapé. Selon les révélations de l’Assistant médical, venu constater sa mort ensemble avec le préfet d’Akébou, Yovo Koffi-Kuma, et des agents de la gendarmerie de la préfecture, Yaobio s’est donné la mort par la balle d’un fusil découvert sur les lieux. On peut constater selon ses dires que la balle s’est frayée un passage un passage entre le cou et le thorax de la victime de façon oblique occasionnant un trou à travers le buste.

Outre ces éléments constatés qui ont aidé à conclure d’un suicide, il faut noter que ces soupçons sont devenus encore plus avérés lorsque la perquisition effectuée par les agents de la gendarmerie sur le lieu du crime et dans la chambre du défunt a fait constater que c’est suite à une inefficacité d’un insecticide qu’il a pris un peu plus tôt qu’il a jeté son dévolu sur le fusil.

Si la femme n’a pu confirmer la prise de l’insecticide, malgré que la boite soit vide à moitié, elle a indiqué que rien ne présageait que son mari avait un coup pareil à réaliser, celui de se donner la mort. « Nous avons mangé ensemble et nous sommes allés nous coucher sur le même lit. Entre 22 heures et 23 heures, une détonation me réveilla, je sors la lampe en main, c’est mon mari qui est allongé devant notre chambre gisant dans son sang », aurait révélé la dame à un journaliste de l’ATOP (Agence Togolaise de Presse).

Il est à noter que se donner la mort a été le dernier recours de Yaobio Ditikou, suite à l’échec des soins suivis aussi bien dans les centres de santé de Kougnohou que de Dédomé.
M.G (Telegramme228)