Infos Togo Arrestation de Djimon Oré

Trois chefs d’accusation contre le Chantre d’une transition politique et d’une Constituante pour balayer les institutions en place

Publié le vendredi 30 avril 2021, par Gabinho

Il est connu depuis un moment comme le chantre de la mise en place d’une transition et d’une Constituante en lieu et place de l’Assemblée nationale togolaise. Djimon Oré, ancien collaborateur de Gichrist Olympio, Président de l’UFC, et actuel président du parti FPD (Front des Patriotes pour la Démocratie), a été interpellé hier Jeudi 29 Avril 2021 dans l’après-midi et gardé à vue au Service central de recherche et d’investigations criminels (SCRIC) à Lomé.

Selon les informations, l’ancien Ministre de la Communication, Djimon Oré, est accusé d’atteinte à l’honneur, de tentative de troubles aggravés à l’ordre publique et d’outrages envers les représentants de l’autorité publique.

On se rappelle encore de son entretien au téléphone de ces derniers jours sur une radio privée du Togo où il indiquait, évoquant l’indépendance du Togo que « Le bilan en termes de sang versé, en termes de compatriotes togolais assassinés par la Françafrique à travers le régime barbare, le régime militaro-clanique des Gnassingbé, le bilan c’est que le nombre des assassinés au Togo dépasse de loin le nombre de ceux qui sont tombés au Rwanda et on parle de génocide rwandais. S’il faut faire une comparaison c’est ça le bilan de l’indépendance du Togo de 1963 à nos jours. Plus de morts que le nombre du génocide rwandais. Sur le plan économique et financier, le Togo est en ruine. Il n’y a aucune structure économique viable. Sur le plan économico-sociale la population est réellement divisée. Il y a une instrumentalisation ethnique. Un seul groupe ethnique instrumentalisé par la Françafrique pour clochardiser les autres : voilà le bilan à faire. Le bilan c’est qu’on a une armée d’occupation qui n’est pas une armée du peuple, mais qui est entretenue et payée par les ressources des togolais. C’est une armée de la Françafrique. Le bilan c’est l’incohésion sociale. Le bilan c’est que les conditions sont réunies pour le pire ».

Et de poursuivre, en réponse à la demande du journaliste qui l’interviewait de savoir si l’on peut affirmer que le Togo est indépendant, que « La réponse c’est non. Depuis le 13 janvier 1963, date de l’assassinat crapuleux du père de l’indépendance par les demi-soldes de la Françafrique, le territoire du Togo est devenu un camp de concentration nazi. Donc on ne peut plus parler d’un pays indépendant où on peut fêter une date quelconque de l’indépendance. Notre pays le Togo, c’est un camp de concentration nazi, ce n’est plus un pays indépendant, ce n’est plus un territoire indépendant. Aujourd’hui, ceux qui jubilent, ce sont ceux qui sont mandatés par la Françafrique et qui sucent le sang des Togolais, toutes les minutes, toutes les secondes, toutes les heures, c’est ceux-là qui jubilent ».
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