Infos Togo Togo-Arrestation des responsables des sociétés de Trading

Pourquoi Dimas ?

Publié le mercredi 29 septembre 2021, par Gabinho

A cette interrogation, tout porte à croire qu’il doit y avoir autre raison pour l’arrestation du confrère Dimas Dzikodo, qui, selon ce que l’on sait, de par des sources mieux imprégnées de ce dossier, n’est en aucun moment nanti d’un pouvoir décisionnel au sein de la Direction générale de la société de Trading Global Trade Corporation (GTC) de Ghislain Awaga, si ce n’est qu’il fut, à quelques semaines de la décision du gouvernement sommant les promoteurs de ces sociétés de Trading de fermer leurs structures, approché par et le promoteur et son avocat pour faire partie du Conseil d’Administration ; Un Conseil d’Administration qui n’a même pas eu le temps de prendre effectivement fonction (il n’a tenu aucune réunion).

Une information d’ailleurs confirmée également par nos confrères d’Afrikdepeche qui dans une publication ce Mercredi 29 Septembre 2021, écrivaient, « De folles rumeurs, à des fins d’intoxication et de calomnie, inondent la toile ces dernières heures, liant les motifs de son arrestation à son statut de directeur général adjoint de GTC. En aucun cas, Dimas Dzikodo n’a été l’adjoint de Ghislain Awaga, ou présenté tel. La société de ce dernier, GTC, existait et était en activité depuis plusieurs mois, avant qu’en février 2021, et lui et le notaire Wilson ne sollicitent Dimas Dzikodo pour faire partie du Conseil d’administration. Raison évoquée, le changement de statut juridique de la société qui migre de Société anonyme simplifiée (SAS) en Société Anonyme (SA). Depuis que Dimas a donné son accord de principe, le processus de migration était lancé, mais le conseil d’administration n’a jamais tenu de réunion, pas une seule. S’en suivra dans la foulée la décision du gouvernement fin mars 2021 d’interdire les activités des structures spécialisées dans la collecte de fonds du public et du trading. Le gros du travail de collecte de fonds du public a été fait par la direction générale de GTC, dont les membres connus, sont libres aujourd’hui de tout mouvement, au moment où Dimas est poussé dans les liens de détention. Dimas se trouve être, d’après toutes nos informations, le seul interpellé du fait de sa qualité de membre du conseil d’administration. Or nous parlons ici d’un conseil d’administration en gestation. Pourquoi, en l’absence de Ghislain Awaga, qui aurait probablement fui le pays, c’est Dimas qui doit répondre directement, alors que dans l’organigramme de la direction générale de GTC, son nom ne figure nulle part ».

Une information qui, de toute évidence, bat en brèche toutes celles qui depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux, aux allures du propriétaire de chien qui dans sa volonté de noyer ce carnivore l’accuse de rage, faisaient passer le confrère tantôt pour Directeur général adjoint de GTC, tantôt pour Administrateur délégué. Sacrés justiciers togolais !

Toutefois, au-delà d’un élément qui fait penser à ce que les raisons de cette arrestation peuvent être ailleurs, il nous vient de se demander quel est le degré de responsabilité d’un simple membre d’un Conseil d’Administration d’ailleurs en phase de gestation, au point à le priver de liberté, sans se mettre sur les traces du premier responsable ou promoteur de la société. Si tel doit en être le cas, alors notre justice togolaise est encore plus défaillante que jamais, vu que plusieurs ministres et autres autorités sont membres de conseils d’administration de plusieurs sociétés de la place, certaines de ces structures ont connu des crises de toutes sortes, sans être interpellés parce la mauvaise gestion de la direction générale engage leur responsabilité. Encore sacrés justiciers togolais !

Autre questionnement, c’est de savoir comment dans un souci de faire justice, l’on peut laisser libres tous les membres de la direction générale et s’en prendre exclusivement à un des membres du Conseil d’Administration.

De tout ce qui précède, le pas à franchir pour attester d’une arrestation incompréhensible et injustifiable ou mieux encore à un complot à des fins inavouées n’est aussi difficile que cela, tant la dénonciation des dysfonctionnements au sein de l’appareil judiciaire national auxquels le confrère, en défenseur de la juste cause, s’est laissé aller, ces derniers temps aussi bien par divers canaux dont la presse et les réseaux sociaux, ne plaisait pas forcément à certains.