Infos Togo Incarcération pour atteinte à la Sûreté de l’Etat

Nouvelles craintes sur la santé et l’intégrité physique de Kpatcha, Abi et Dontema

Publié le vendredi 16 juillet 2021, par Gabinho

Souffrant d’un ulcère veineux qui dégrade son état de santé, l’avocat de Kpatcha Gnassingbé , Me Raphaël Kpandé-Adzaré interpelle le Chef de l’État Togolais Faire Gnassingbé à revoir sa copie relativement à l’état de santé son demi-frère.

Intervenant sur la radio allemande la Deutsche Welle (DW) concernant l’état de santé de son client qui aurait besoin d’une prise en charge plus adéquate, Me Kpandé-Adzaré donne des précisions.

« Il est clair aujourd’hui que la santé de Kpatcha Gnassingbé s’est complètement dégradée, plus concrètement le député Kpatcha Gnassingbé souffre d’un ulcère veineux qui se caractérise par une plaie qui se localise à sa jambe droite qu’il soigne depuis plus de 5 ans, mais qui ne se cicatrise pas. Cela voudrait tout simplement dire que l’univers carcéral n’est pas approprié à cette cicatrisation et qu’il lui faut nécessairement une prise en charge beaucoup plus adéquate, une évacuation », a t-il confié.

Pour suivre des traitements sains, Kpatcha a fait une demande d’évacuation à l’étranger qui est restée sans réponse, à ce sujet l’avocat n’a pas pu donné les raisons de ce manque de réaction des autorités.

« Kpatcha Gnassingbé est évacué au pavillon militaire du CHU Sylvanus Olympio et même ses co-détenus Kokou Tcha Dontema qui est détenu à la prison civile de Sokodé a fait l’objet de plusieurs évacuations de cette prison à Lomé pour subir des soins, parce qu’il souffre d’une embolie pulmonaire et le Commandant Atti Abi qui est détenu à la prison civile d’Atakpamé a été opéré tout récemment du cœur et donc il est clair que pour ces détenus qui ont fait plus de la moitié de leur peine, l’univers carcéral n’est plus désormais approprié pour les garder et qu’il faut qu’ils recouvrent leur liberté pour que leur santé et leur intégrité physique leur reviennent », a ajouté Me Kpandé-Adzaré.

Afin que ce problème soit pris à bras le corps et que soit soldé définitivement ce dossier, Me Kpandé-Adzaré exhorte les Représentants des missions consulaires et diplomatiques accréditées au Togo et le gouvernement, notamment le département du garde des sceaux, ministre de la Justice et de son collègue des Droits de l’homme et de la Formation civique, toutes les instituions en charge des droits de l’homme comme la Commission Nationale des Droits de l’Homme, le médiateur de la République ainsi que toutes les organisations des droits de l’homme au Togo à réagir.

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