Infos Togo 16 ans de Faure Gnassingbé à la tête de la "République des intouchables"

Nathaniel Olympio : « 16 ans de calvaire pour les Togolais »

Publié le lundi 22 mars 2021, par Gabinho

Toujours dans la lutte contre le régime cinquantenaire, l’éternel assoiffé de l’alternance, Nathaniel Olympio, le président du Parti des Togolais fait un bilan des 16 années de gouvernance de Faure Gnassingbé dans un message intitulé "République des Intouchables".

Nathaniel Olympio qui n’a cessé de s’attaquer à Faure Gnassingbé et son gouvernement, reviens cette fois ci , faire un récapitulatif sur les actions indignantes du Messi de Rpt-Unir depuis son arrivée au pouvoir en 2005 suite à des bains de sang couvert par l’armée.

« En prenant le pouvoir il y a 16 ans par de multiples coups d’Etat et une violence aveugle, Faure Gnassingbé traçait la voie de sa politique à venir. Ceux qui ont trompé le peuple en lui vendant l’avantage lié à la jeunesse du nouveau chef d’Etat et une amélioration de la vie des Togolais, rasent aujourd’hui les murs, incapables de regarder le peuple dans les yeux. Les seize dernières années ont été un calvaire pour les Togolais. Passés les premiers moments où il fallait tromper la vigilance du peuple afin de bien asseoir le pouvoir usurpé, la vie du peuple n’est devenue qu’un enchainement de misères », écrit-il ?

Rapidement, il a rebondi sur l’assassinat du colonel Bitala Madjoulba et celui des enfants tués lors des manifestations politiques. Ainsi il doigte un abus du pouvoir du régime sanguinaire.

« Après l’entrée en scène par effraction, les élections ont été dépouillées de leurs fonctions pour n’être plus qu’une vulgaire cérémonie rituelle destinée à construire une vitrine et à enraciner un pouvoir rejeté par le peuple. Très vite, la gouvernance politique du régime s’est construite sur une utilisation abusive de la violence d’Etat conduisant à des homicides, y compris de jeunes écoliers. L’assassinat d’un chef de corps dans son bureau à l’intérieur d’un camp militaire étale aux yeux de tous, l’insécurité criarde qui est garantie au Togolais », a t-il souligné.

Et parlant du logiciel israélien Pégasus, il a ajouté, « Frappé du syndrome d’Hubris le régime déploie ses ailes et sombre dans les extrêmes. En violation de la Constitution, comme c’est le cas de manière récurrente, le régime a acquis à coup de milliards un logiciel spécialisé dans la traque de terroristes dont il a détourné la fonction pour surveiller les citoyens. Il se permet tout sans rien redouter, sachant qu’il ne se soumet pas à une reddition des comptes ».

Revenant au plan économique, il parle d’un environnement qui n’arrange pas la population, et une corruption à haute dose qui paralyse le développement économique du pays.

« Les multiples plans de développement se succèdent sans aboutir aux objectifs initiaux, faute d’environnement propice et d’adhésion de la population devenue sceptique. A cela s’ajoute une gestion des finances publiques frappée de scandales à répétition liées à la corruption qui touche toutes les strates de l’administration jusqu’au sommet de l’Etat » .

Et de poursuivre « Pendant Vincent Bolloré fait des révélations fracassantes sur la corruption au sommet de l’Etat et que les uns s’offrent indument 500 milliards des caisses de l’Etat sans en être inquiétés, on impose aux plus faibles des taxes inopportunes. Nous sommes dans la République des intouchables, en reprenant ce mot du journal Liberté qui caractérise bien ceux qui sont au-dessus des lois au Togo ». Il est temps de sortir le Togo de cette tragédie permanente.

Eu égard de tout ce qui précède Nathaniel Olympio lance un appel au peuple pour un engagement serein dans la lutte afin d’y parvenir à une transition digne du nom « C’est pourquoi j’appelle les Togolaises et les Togolais à s’engager dans une dynamique novatrice et plus efficace qui sort des sentiers battus. Nous devons extraire la richesse nationale des mains de nos compatriotes qui en font leur propriété. Notre lutte doit devenir citoyenne en s’appuyant sur un projet politique qui définit le Togo dans lequel nous voulons vivre. Cette voie, loin des tribulations électorales, conduira le peuple à la transition voulue », a t-il conclu.