Afrique Colloque scientifique sur les états généraux de l’ECO

Lionel Zinsou également au front contre le CFA à Lomé

Publié le vendredi 28 mai 2021, par Gabinho

Invité comme communicateur au colloque scientifique sur les états généraux de l’ECO organisé à Lomé par la Faculté des sciences économiques et de gestions dans le but de proposer une feuille de route pour la future monnaie de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Président-Directeur général du « Fonds d’investissement Européen PIA Partners », Lionel Zinsou a joué sa partition autour du thème général : « Du FCFA à l’ECO : quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’Ouest ».

A en croire l’ancien Premier Ministre béninois, cette transition monétaire du FCFA à l’ECO se joint à la satisfaction des besoins économiques de l’opinion générale qui a l’ardent désir d’opérer un changement de monnaie faible à une autre plus intéressante et forte.

« Ce changement, il résulte du fait qu’il y avait une impatience de changer toute une série de symboles et d’éléments de gouvernance. Et ça été entendu de diverses parties, essentiellement nos Chefs d’États, mais également en Europe et en France. Donc ce changement de monnaie, je pense qu’il résulte d’un mouvement de l’opinion générale. On ne peut pas le cacher. Il y a un rejet du statu-quo par l’opinion. On demande aujourd’hui plus à la monnaie et on lui demande de perdre certains des attributs historiques qui ne sont plus acceptables. Donc c’est un changement qui vient de l’impatience. Maintenant, il faut arriver à le faire le plus rapidement possible et ensemble. Moi, je suis très confiant que même si parfois ça peut prendre 10 ans ou 15 ans, on fera des pas et on sera de plus en plus nombreux dans cette monnaie », a-t-il confié à l’Agence de presse AfreePress à l’ouverture des travaux.

Pour une monnaie forte en Afrique de l’ouest , cette rencontre initiée par le commissaire de l’UEMOA prof Kako NUBUKPO est de bonne guerre, les échanges entre les chercheurs et les Universitaires permettront à établir des critères scientifiques aboutissant à une indépendance monétaire saine.

Néanmoins ce colloque à lui seul ne suffit pas pour prendre des décisions, il faut un travail à fond et surtout des apports scientifiques pour relever les énormes défis afin de se projeter sur une monnaie compétitive
 
« C’est très important que les universitaires rentrent dans le débat. Parce que c’est un débat qui est souvent passionné, émotionnel qui entraîne beaucoup de manifestations de rues, mais pas beaucoup de manifestations scientifiques. Donc c’est formidable que l’Université de Lomé ait pris sur elle d’organiser ce colloque international… Il y a beaucoup de défis à relever pour faire en sorte que cette monnaie qui est en cours de création, devienne un instrument de croissance, de développement, d’inclusion et de lutte contre la pauvreté. Pour en arriver là, il va se poser beaucoup de questions et donc c’est bien qu’en amont, le travail des jeunes chercheurs et universitaires permettent de donner des solutions », a-t-il ajouté.

« Je veux que ça change, je veux que ça optimise et accélère nos vrais problèmes qui sont l’emploi et la pauvreté. Et en même temps, je ne veux pas perdre le contrôle de mes instruments monétaires… », a conclu le banquier.

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