Infos Togo ANADEB, 10 ans au service des communautés à la base

Les résultats et les perspectives énoncés

Publié le mardi 19 janvier 2021, par Gabinho

Il y a de cela 10 ans, par décret n°2011-17/PR le 19 janvier 2011, une nouvelle agence du nom de l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base fait irruption au sein de la communauté des agences gouvernementales qui doivent travailler au mieux-être des populations surtout à la base. Pour ces noces d’étain, la Directrice de cette agence et ses collaborateurs, avant une messe d’action de grâce à la mi-journée de ce Mardi 19 Janvier 2021, étaient face à la presse. Occasion pour Mme Mazalo Katanga d’égrener les résultats déjà acquis en 10 ans de vie de l’ANADEB et les perspectives futures.

Des résultats saisissants
On peut décliner ces résultats de l’ANADEB à travers six projets et programmes. Il s’agit du Programme de soutien aux microprojets d’infrastructures communautaires (PSMICO), le Programme de développement communautaire en zones urbaines (PDC-ZU), le Projet de soutien baux activités économiques des groupements / projet de développement des plantes à racines et tubercules (PSAEG / PRT), le Projet d’accompagnement des communautés dans l’entretien manuel des routes et pistes par le cantonnage (Projet CANTONNAGE), le Projet de Filets sociaux et services de base (FSB), et le Projet d’opportunités d’emploi pour les jeunes vulnérables (EJV), exécutés à travers les différentes régions économiques du Togo. Evoquant ces projets et programmes ce jour, Mme Katanga a salué le fait qu’« aujourd’hui, grâce aux concours des hommes et femmes affectés au service des communautés à la base pour accompagner leurs efforts de développement et les appuis des partenaires des partenaires publics, privés, nationaux et internationaux, les poches de vulnérabilité et les exclusions prennent du recul dans tout le pays avec un meilleur accès des populations au minimum vital commun à travers l’approche d’inclusion des groupes vulnérables ». « Que ce soit en matière d’accès à l’éducation, aux soins de santé, à une alimentation de qualité, ou à des opportunités d’activités génératrices de revenus (AGR) etc., les actions de l’ANADEB se caractérisent par l’accompagnement des communautés vulnérables par l’Etat pour leur auto prise en charge dans un environnement socioéconomique inclusif. Elles prennent en compte les besoins fondamentaux des populations tout en assurant bleue pleine et responsable participation à la transformation de leur milieu », a-t-elle poursuivi.

Les détails de ces réalisations, indiquent que pour ce qui est du PSMICO, il a été construit et réhabilité, sur la période indiquée, 505 salles de classes, 608 hangars de marché ont été construits et réhabilités et 2.033 infrastructures d’assainissement. Pour sa part, le PDC-ZU a permis de restaurer 1.085 Comités de développement à la base (CDB) de par le pays, d’élaborer 226 plans d’actions de quartiers et d’équiper 2 450 jeunes artisans ayant achevé avec succès leur parcours de volontariat d’engagement citoyen. Sur le plan de salubrité, le PDC-ZU a permis chaque année de mobiliser 21.524 personnes des communautés à la base pour l’entretien des rues, le curage des caniveaux dans les villes, et l’enlèvement des dépotoirs sauvages.

Exécuté en collaboration avec la SAFER et le ministère des travaux publics, le projet de cantonnage de l’ANADEB, destiné à accompagner les communautés à assurer l’entretien manuel des routes et pistes afin de faciliter la circulation et préserver la praticabilité des voies de communication sur toute l’étendue du territoire national, a permis de lever des fonds à de nombreuses communautés « pour acquérir des meubles pour leurs écoles, réaliser les ouvrages d’eau, équipier des centres de santé communautaires en matériels et consommables de soin. A ce jour, 1 906 communautés prennent part à cette activité qui mobilise chaque année plus de 24 000 personnes à l’échelle nationale ».

Des explications de Mme Katanga, le PSAEG / PRT, dans son déploiement a quant à lui contribué à accompagner les groupements à travers des formations aux métiers de transformation et de conservation des produits agricoles, notamment le manioc, le soja, la tomate, la production de savon liquide, la teinture artisanale d’étoffe par la technique du batik etc. Cet accompagnement s’étend également à la culture entrepreneuriale et à la mise en place de mécanismes endogènes de financement des AGR à travers les groupes d’épargne dont le total couvert s’élève à 198 à l’échelle nationale.

Quid des projets Filets sociaux de Base et EJV ? Il en est ressorti que pour le premier, c’est près de 23 milliards de francs CFA qui ont été déjà engagés conjointement par l’Etat togolais et la Banque mondiale ; et qu’à un an de la fin du projet, plus de 133 infrastructures de base ont été déjà mises en place dans 150 cantons les plus pauvres du pays, près de 60.500 ménages qui ont bénéficié chaque 3 mois des transferts monétaires de 15.000 FCFA lors même que plus de 97.500 écoliers ont eu droit à un repas chaud chaque jour d’école dans 315 écoles primaires publiques des 5 régions du pays.

Pendant ce temps, le projet EJV mobilisera plus de 1.400 jeunes pauvres (dont 58 % sont des femmes) et vulnérables de 200 villages pauvres mobilisées pour la Formation en développement d’affaires (FoDA) et l’alphabétisation en milieu rural. Parallèlement à ces formations, il est relevé que ces derniers ont régulièrement perçu la somme de 15.000 FCFA chaque 10 jours durant 4 mois. A noter que ces deux projets (FSB et EJV) ont été appuyé au plan financier et technique par la Banque mondiale donnent également des résultats tangibles et perceptibles au sein des communautés bénéficiaires.

Muette l’Agence ne l’a pas été en cette crise sanitaire de Covid-19. C’est un projet de sensibilisation et d’appui à la résilience des communautés à la base face au choc de la Covid-19, financé par l’Union Européenne, qui a été déployé dans les préfectures d’Agoè-Nyivé, Golfe, Tchaoudjo et Tône avec la distribution des kits alimentaires à 2600 personnes vulnérables.

Les perspectives n’en manquent pas
En tout cas, des dires des responsables de l’ANADEB, il n’est pas question de s’arrêter en si bon chemin. Ainsi, et comme toujours, Mazalo Katanga et son équipe entendent ouvrer encore plus en faveur des communautés à la base. Elle y voit tout ceci en termes de défis. « Les défis qui s’imposent, c’est la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières pour impacter davantage les communautés à la base », a-t-elle indiqué.

Outre la messe d’action de grâce qui a eu pour cadre la paroisse Notre Dame Sous la Croix d’Agbalépédogan (Lomé), il est annoncé dans le cadre toujours des activités au programme de ses 10 ans de vie de l’ANADEB au service des communautés à la base, des prières musulmanes pour la journée de Vendredi 22 Janvier 2021.
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N.B : Photo Togoenlive