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Les réformes incitatives communiquées aux acteurs de la filière cotonnière

Publié le jeudi 15 avril 2021, par Gabinho

La campagne agricole 2021-2022 pour la filière coton va pouvoir augmenter les superficies afin d’améliorer la productivité et le revenu des producteurs. Tous les acteurs impliqués ou concernés affûtent leurs armes méthodologiques et techniques pour que la campagne et les producteurs sortent gagnants. Le coton, qui est la culture principale de rente au Togo, ambitionne le vrai épanouissement des revenus et des producteurs avec de nouvelles les réformes introduites dans la production pour le compte de la campagne 2021-2022.

C’est ce qui explique la tournée de communication et d’échanges du Président du Conseil d’administration de la Nouvelle Société Cotonnière au Togo (NSCT), Simfitchéou Pré, et une suite composée des membres de la direction générale, des techniciens de la filière et les autorités locales pour rencontrer les producteurs de la région des Savanes. Ceux-ci ont répondu massivement à Mango, à Gando, à Dapaong et à Ogaro où le président du conseil d’administration et sa suite ont communiqué les réformes apportées par les acteurs à la tête de la NSCT afin d’accompagner le producteur du coton dans notre pays. Dans l’ensemble, les autorités locales en passant par le directeur général de la NSCT, Jacky Rivière, le choix du thème placé pour la campagne n’est pas un hasard. « Faire de la filière cotonnière un levier de développement communautaire », un thème interpellateur qui suscite l’attention de tout le monde. Jacky Rivière dans son intervention a annoncé la bonne nouvelle du kilo de coton qui passe de 225 f à 254 f et pourra être revu à la hausse si la production est élevée.

Pour le président du conseil d’administration, Simfitchéou Pré « L’entrée majoritaire du groupe Olam International dont le capital social est à hauteur de 51% avec leur forte technicité et leur capacité rassure ; partout où cette société est passé , son travail a rehaussé voire multiplier la production, ils ont contribué à améliorer les revenus des coton culotteurs et enfin, modernisé l’outil industriel. Avec leur entrée, les coton cutteurs tiennent à des prix incitatifs ; le prix du coton pour 2021-2022 passe de 225 f à 254 f, prix de base, plus la production est grande et le prix sera revu à la hausse. La réforme, c’est aussi le fonds de stabilisation du secteur coton qui sera mis pour contribuer à la compensation les fluctuations des prix sur le plan national. Si les prix baissent, on fait déclencher le mécanisme du fonds pour ramener les revenus du coton cutteurs à un niveau initial, donc ils ne seront pas perdants. Si le prix augmente, alors le surplus seras utilisé pour alimenter les fonds en attendant les mauvais jours ». Il a encouragé les producteurs à se mettre au grand travail pour répondre au rendez-vous de la compétition productive dans les préfectures.

Le préfet de Tône, Christophe Yendoukoia Tchimbiandja, de son côté a remercié le président du CA de la NSCT pour la démarche entreprise afin de recueillir les attentes des producteurs ; et ayant écouté la communication sur les nouvelles réformes incitatives, il promet la production jusqu’à 15 000 tonnes pour le compte de sa zone, une ambition qui vise même plus de 15 000 tonnes afin de remporter le prix de la compétition.

A Dapaong, les producteurs ont apprécié la tournée du PCA et sa suite et ont évoqué leurs difficultés qui se résument à la mauvaise pluviométrie, la difficulté des ATPC pour des visites régulières. Ils ont également demandé aux patrons de la NSCT de veiller pour la qualité des semences (car c’est elle qui fait la bonne production), des insecticides et également prendre des dispositions pour l’achat rapide de leurs productions. « Ce qui va permettre d’éviter la baisse enregistrée dans la campagne passée due aux difficultés et variations pluviométriques atypiques, caractérisée par de grandes poches de sécheresses en début de campagne, limitant les emblavures et d’importantes inondations en fin de campagne occasionnant d’importantes pertes de capsules » selon Sibitidja Momare, un des gros producteurs dans la préfecture de Tône.

La délégation, après la rencontre de Dapaong, s’est rendue sur le site de l’usine d’égrenage de coton de Dapaong.
V.G.(T228)