Infos Togo Tournée du ministre Bawara

Les populations de Zanguéra en phase avec la dynamique d’un climat électoral apaisé

Publié le mardi 24 mars 2015, par

Déjà bien en phase avec l’idée d’un scrutin présidentiel sans violence, les populations de Zanguéra en veulent plus pour leur milieu. Contrairement aux populations d’autres localités du Togo qui craignent encore pour les troubles qui ont souvent secoué leurs milieux lors des processus électoraux, ce sont des populations bien déterminées à maintenir un climat de calme autour de la présidentielle du 15 avril 2015 qui sont venues hier lundi à la rencontre du ministre Gilbert Bawara en tournée dans leur milieu.
Si presque tous les intervenants, à la suite du mot introductif du débat par le ministre, ont fait des efforts pour rester dans le canevas du sujet principal, celui des élections apaisés, il faut noter que ces derniers ont été plus préoccupés par les sujets d’ordre social, économique, sanitaire, administratif que politique. Et ceci, non pas qu’ils ne s’intéressent pas à la chose politique mais simplement parce que la dynamique d’un climat électoral apaisé est déjà effectif et que ces populations étaient près à rééditer cet exploit qui fuit depuis toujours certains cantons de du Grand Lomé.
Au ministre, ils ont dit s’inscrire parfaitement dans la dynamique du « défi fondamental, les objectifs primordiaux pour notre pays, à savoir le développement économique, le bien-être des populations. Les sujets de la grève dans la fonction publique, les revendications légitimes des enseignants et des médecins, les attentes en matière d’accès à l’eau potable, en matière d’amélioration des salles de classe, en matière des marchés pour que les femmes puissent aller vendre, en matière de route » ont été abordées et ces populations disent espérer les mêmes réalisations qui embellissent l’image d’autres localités où beaucoup ont été faits comme à Agoènyivé seront également accomplies à Zanguéra.
Une espérance qui, à entendre le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, ne sera pas déçu si les élections se déroulaient dans la paix et la quiétude, afin de permettre au président qui sera élu pour les cinq prochaines années, de s’attaquer directement, une fois élu, à la question de développement que de se mettre à régler des contentieux électoraux.
Très heureux de la mobilisation de son auditoire au sein duquel on y retrouve toutes les couches et catégories sociales que regorge le canton de Zanguéra, avec en première ligne les têtes couronnées, le ministre Gilbert Bawara, outre son message autour de l’importance de l’élection et du vote, les enjeux d’une élection et la nécessité d’un climat apaisé, reste décidé à tout mettre en œuvre pour que "tous les candidats, tous les partis politiques, tous les acteurs politiques" puissent "circuler librement et mener leurs activités sur l’ensemble du territoire national". "Aucun centimètre de notre pays ne peut être considéré comme un lieu inaccessible par qui que ce soit", avait-il averti. Et quant à ce qui concerne les "acteurs de la société civile, des acteurs politiques qui disent qu’il n’y aura pas d’élection" M. Bawara a indiqué qu’ "ils n’ont pas droit de le dire. Ils peuvent exprimer leur position, ils peuvent dire qu’ils n’ont pas envie de participer à l’élection. Ils peuvent donner des consignes à leurs partisans. Cela peut se comprendre mais ils n’ont pas le droit de décider à la place des autres Togolais". Pour finir, il les a encouragé " à éviter tous ces amalgames".
Il a pour finir il a convié les populations de Zanguéra à rester mobiliser et à réserver un bon accueil à tous les candidats et à être prêtes à exercer leur droit de vote le 15 avril prochain. Et quant aux informations qui laissent entrevoir un report du scrutin, il a juste laissé entendre qu’ « il ne faut pas se laisser prendre à la désinformation, aux rumeurs. L’élection présidentielle aura bel et bien lieu le 15 avril 2015 ».
Cette tournée se poursuit ce mardi avec la rencontre des populations du canton d’Amoutiévé au cœur de Lomé.

Mathias G., Lomé (Telegramme228)