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Les populations d’Afagnan appellent à un rapprochement des services de l’INAM

Publié le mardi 17 mars 2015, par

Trois mois après son installation dans le Bas -Mono à Afagnan, l’Association Togolaise pour la Défense et la Promotion des Droits des Humains (ATDPDH), a pour la seconde fois réuni autour d’elle plus d’une centaine de travailleurs du secteur privé comme étatique le vendredi 13 mars 2015 dans la grande salle des affaires sociales de la ville d’Afagnan. Il était question au cours de cette assise de parler des prestations de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM).
Selon cette association de défense des droits de l’Homme, les prestations de cet institut d’assurance maladie étatique sont injustes envers les bénéficiaires et surtout ceux du Bas-Mono. Ces derniers sont obligés de faire de longues distances sur Tsévié ou Lomé avant de bénéficier des prestations de l’INAM ; une affirmation que les agents de santé de l’hôpital Saint Jean de Dieu d’Afagnan et du Dispensaire ont approuvé sans réserves.
Présent à cette réunion d’information, le représentant d’INAM au sein de l’hôpital d’Afagnan a expliqué à l’assistance tout le travail abattu par cet Hôpital pour rapprocher INAM de la population grâce à ses propres fonds.
Pour le président de l’ATDPDH, Anoumou Gbegnonhin Ackey, « cette rencontre a permis de voir combien les fonctionnaires de notre jeune préfecture souffrent dans les mains de l’Inam qui reste très loin de nous autres ici. J’étais étonné de voir ce monde répondre à notre appel car eux-mêmes viennent de l’affirmer avec toutes les colères, qu’ils sont maltraités par cet Institut qui devrait plutôt être plus proche d’eux. Ils quittent Afagnan et les autres villages du Bas-Mono pour se rendre à Tsévié ou à Lomé. A côté de cela, ils doivent faire une longue queue avec des rendez-vous sur rendez-vous. C’est embêtant. La seule chose qu’on veut est que l’Etat rapproche un centre de INAM de la préfecture ».
Les bénéficiaires de l’offre de l’Institut National d’Assurance Maladie présents n’ont pas caché leur mécontentement. « Il m’est incompréhensible quand on me prélève encore des sous de mon salaire à cette heure où je suis admise en retraite et que mon nom soit rayé de la liste de l’Inam, comment vous trouvez cela. Que je me taise sans rien dire ? Non, c’est pourquoi j’ai répondu à cette réunion de cette association de droits de l’Homme. Au moins je comprends ce qui se passe », a déclaré une dame.
Après cette rencontre, il ressort qu’une doléance sera adressée aux autorités compétentes en charge de la santé pour des actions appropriées afin de rapprocher l’INAM de la population d’Afagnan et de ses environs.
L’ESPION HP, Bas mono (Telegramme228)