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Les ODDH dénoncent « une véritable expédition punitive »

Publié le vendredi 27 mars 2015, par

Face à la constante perturbation des cours observée depuis quelques temps, nombreux ont été les élèves de la ville de Gléi sur la nationale N°1, à manifester leur mécontentement mercredi dernier à travers une manifestation dite spontanée qui a conduit à poser des barrages sur cette route qui relie le sud au nord du Togo. La suite ce fut une répression des fores de l’ordre et de sécurité pour pouvoir dégager la voie et permettre à la circulation de recouvrer sa quiétude. A travers une déclaration sur le sujet, des Organisations de défense des Droits de l’Homme, sous la coordination du président de la LTDH, Raphael Kpandé-Adzaré, font constater que « cette manifestation spontanée de jeunes apprenants, loin d’être encadrée suivant les règles de l’art par les forces de l’ordre et de sécurité, a été plutôt l’objet d’une répression violente et barbare de la part des militaires ameutés depuis le camp de Témédja uniquement pour la circonstance ».
Ellesqualifient par la même occasion, cette intervention énergique qui a occasionné une vingtaine de blessés et des dégâts matériels d’ « une véritable expédition punitive,… d’une extrême barbarie ». Selon leurs justifications, « tant les militaires s’en prenaient à tout sur leur passage, fracassant les portes et entraient dans les chambres pour leurs besognes ».
Les Organisations de Défense des Droits de l’Homme et de la Société Civile disent condamner « fermement cette répression barbare, conséquence d’un usage excessif et disproportionné de la force militaire ». Elles rendent au passage le gouvernement entièrement responsable de ce drame et lui demandent de prendre en charge tous les frais occasionnés par les soins des blessés à qui elles expriment ici leur marque de sympathie et souhaitent un prompt rétablissement.
ABEJ, AFRIQUE-TRADITION, AJAAH, AMIS, APDHDS, ASVITTO, ATDH, ATDPDH, CIBAL-TOGO, LTDH, MCEP, MOTOCIL, RECID, REJADD, MMLK-LA VOIX DES SANS VOIX, NOVATION INTERNATIONALE, UJEDEB exigent pour finir la libération des élèves et étudiant arrêtés et demandent à nouveau au Chef de l’Etat de s’impliquer personnellement dans la résolution de la crise du secteur social.
Pacôme G., Lomé (T228)