Nos régions Tandjouare 2 / Lutte contre la pauvreté

Les femmes de la commune au front

Publié le vendredi 15 juillet 2022, par Gabinho

Quels doivent être les comportements de résilience face à la pauvreté ?
La couche la plus vulnérable au Togo est celle des femmes et des filles ; majoritaire au sein de la population (Plus de 52%), cette couche ne vit pas une aisance à tous les niveaux. Du foyer à l’administration en passant par les champs et le commerce, elles se battent pour sortir de leur pénitence. Même si le Togo est le premier pays au monde dans lequel les femmes sont aux commandes dans l’administration (70 % au-delà), beaucoup d’ente elles croupissent sous le joug de la pauvreté.
Les actions du gouvernement en vue d’une lutte contre le chômage et surtout de la pauvreté est soutenue par les ONGs sur le plan national tout comme des organismes internationaux.
C’est le cas de WILDAF Togo et son partenaire Plan International Togo, conjuguent leus efforts avec les autres partenaires sur le projet Savanes Motoag , un projet qui, par ses actions vise l’amélioration des conditions de vie des femmes qui pourraient efficacement contribuer dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent dans la région des Savanes. La crise sécuritaire que vit les populations de la région des Savanes après COVID 19 enfonce le clou dans la plaie de la pauvreté des femmes en général, celles de la région des Savanes en particulier. Le pojet Savanes Motoag, sensibilise par les canaux médiatiques afin d’apporter une pierre à la sauvegarde de la paix, la culture de la cohésion sociale et au respect des droits humains.
Dans la commune de Tandjouare 2, les femmes se sont organisées pour faire face à cette pauvreté ; elles se sont mises en coopératives très fortes pour des activités génératrices de revenus. L’auto emploi pour elles, doit être une alternative qui vient apporter des solutions progressives à leur pauvreté. L’insécurité foncière dans la région des Savanes touche beaucoup plus les femmes que les hommes. Elles sont exclues de l’héritage suivant le régime foncier coutumier et donc l’accès aux très leur est très difficile. Cette situation aggrave leu vulnérabilité les exposant à des risques dangereux.
La pauvreté, l’une des causes directes de l’extrémisme violent doit être combattue ; les femmes et filles de Bagou et de Doukpelou ne veulent pas continuer d’être victimes de la pauvreté. Au sein des coopératives Nataan-man et Tintan g kpaad, elles transforment des produits forestiers non ligneux et le marché national voire sous régional les consomment ; des produits locaux de qualité comme du beurre de karité pour faire aussi la promotion de la consommation locale . Les femmes et filles au sein des différentes coopératives de la région des Savanes sont conscientes de leur devoir dans les efforts à fournir en vue d’atteindre leur épanouissement et autonomisation financière. Des initiatives à soutenir tant par l’Etat ou par des partenaires de l’Etat pour accompagner ces femmes dans la valorisation des produits locaux.
Il reste un engagement collectif pour faire la promotion des droits de la femme pour qu’elle jouisse pleinement de ses droits ; cet engagement va donc briser ce silence sur le non-respect des droits de la femme. Ce qui va aussi favoriser une cohésion sociale pour une équité responsable.
V.G.(T228)