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"Le tribalisme ne peut jamais être une arme de libération tout comme le régionalisme insensé"

Publié le lundi 23 août 2021, par Gabinho

La haine tribaliste et régionaliste de soi-disant “opposants” à la dictature n’est pas la lutte du peuple togolais

Depuis un certain temps, une infime minorité de soi-disant “opposants” à la dictature militaire déverse sa bile ignoble sur une ethnie qu’elle a ciblée comme l’ennemie du peuple togolais en lutte contre le régime Gnassingbé. Il est évident que ces individus tribalistes ne connaissent pas le Togo du nord au sud. Il s’agit là d’une vision criminelle et bête de notre noble combat pour la liberté et la dignité.

Comment peut-on confondre une ethnie et un régime, surtout quand l’on sait que cette ethnie a très largement payé le prix fort en sang versé et en privation de liberté ? Les témoignages lors de la Conférence nationale souveraine de 1991 l’attestent qui ont fait pleurer beaucoup de Togolais. L’ethnie ciblée avait été littéralement privatisée ou prise en otage, si l’on peut dire, par les ennemis du peuple.

Pourquoi la lutte actuelle, qui a transcendé le tribalisme et le régionalisme politiques, gêne-t-elle à ce point certains énergumènes ? Sont-ils en mission commandée pour diviser le front national qui s’est formé contre le régime odieux ? Le doute n’est pas permis. Ils travaillent pour la dictature. La politique tribaliste et régionaliste a été inaugurée et cultivée par le dictateur Eyadéma pour diviser les Togolais afin d’affaiblir les forces centrifuges qui voulaient abattre son régime scélérat. Cette politique n’a pas pris fin. Mais toutes les ethnies de ce pays ont été prises en otage. Il fut un temps où sous le parti unique, l’on ne recrutait plus de ressortissants de Kouméa (préfecture de la Kozah) et de l’ethnie Losso (préfecture de Doufelgou) dans l’armée parce que des membres de ces préfecture et village avaient fait peur à Eyadéma.

Ne laissons pas détruire ce qui unit la résistance à la dictature fasciste kleptocrate. Cette union sacrée est le fait de l’adhésion de toutes les quarante et une ethnies du Togo au mouvement de libération national. Le tribalisme ne peut jamais être une arme de libération tout comme le régionalisme insensé. Ces monuments de haine sont des signes avant-coureurs de génocides. C’est l’arme des assassins et des écervelés qui exploitent la notion criminelle de culpabilité collective. Hitler et les génocidaires rwandais sont passés par là.

Ce n’est pas parce que la dictature a instrumentalisé le tribalisme et le régionalisme que les vrais combattants de la liberté doivent suivre stupidement la même voie. Les Togolais, peuple tolérant, ne veulent pas instaurer l’apartheid après la chute des usurpateurs qui appartiennent à toutes les ethnies, mais la démocratie, le respect des droits de l’homme, le développement et l’indépendance.

Aucun vrai combattant de la liberté ne doit se laisser distraire par rapport aux valeurs d’amour et d’humanité qui guident notre lutte émancipatrice.

Vigilance !

Ayayi Togoata APEDO-AMAH