Infos Togo Appel au boycott de la présidentielle / Entre liberté d’opinion et ordre public

Le ministre Bawara fixe les bornes à ne pas franchir

Publié le mercredi 25 mars 2015, par

Il s’agit bien d’une mise en garde du ministre Gilbert Bawara en marge de sa tournée de sensibilisation des populations du Grand Lomé et de ses environs sur l’importance de l’action de vote, les enjeux de l’élection présidentielle du 15 avril 2015 et enfin la nécessité d’aller aux élections sans violences.
Face aux populations de Zanguéra hier lundi, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation, et des Collectivités locales, Gilbert Bawara, s’est voulu clair sur les quelques velléités qu’auraient certains acteurs de la société civile, des acteurs politiques ou groupe d’individus à empêcher la tenue de la prochaine présidentielle.
"Nous respectons ceux de nos concitoyens qui tiennent un discours contraire, qui pensent que l’élection présidentielle n’est pas importante, qui disent qu’ils ne veulent pas participer à l’élection présidentielle. Tant que cela relève de la liberté d’opinion et de la liberté d’expression, le gouvernement respectera mais j’ai mis en garde également contre tout comportement et tout acte qui pourrait entrainer la violence, des affrontements, qui pourraient inviter à la haine", a indiqué le ministre Bawara. Comme pour joindre à ses propos des exemples, il est revenu sur le cas de Dankpen et aussi celui du Front Tchoboé sans nommé réellement ce regroupement de partis politiques et d’organisation de la société civile, à l’offensive ces derniers jours pour empêcher le scrutin.
D’après ce membre du gouvernement qui a ouvert depuis quelques jours une campagne dite citoyenne et patriotique, il s’agit pour le cas de Dankpen, d’ "un groupe de jeunes s’est mobilisé pour dire, tant que la situation judiciaire d’un de leurs fils, acteur politique, député n’est pas réglé, les autres partis politiques ne viendront pas dans leur village pour faire campagne". "J’ai dit, cela n’arrivera jamais. Le gouvernement ne l’acceptera pas", a voulu répondre le ministre Bawara à ce groupe de jeunes.
Ni plus ni moins, il y a à s’en convaincre que c’est une mise en garde qui ne se veut que l’écho de l’assertion populaire, "Ma liberté s’arrête, là où commence celle des autres".

G.K, Lomé (Telegramme228)