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Le Colonel Mohaman DJIBRIL s’explique sur l’affaire d’accès au pavillon militaire

Publié le mercredi 14 juillet 2021, par Gabinho

Depuis lundi le 12 juillet dernier, toute visite aux malades hospitalisés au Pavillon militaire du CHU Sylvanus Olympio est conditionnée par la présentation d’une carte vaccinale anti-Covid19 (au moins tine dose) ou d’un test PCR covid19 négatif de moins de 07 jours. Cette décision prise par la CNGR (coordination nationale de gestion de la riposte) exige aussi le port obligatoire de masque pendant toute la visite.

Très vite, les polémiques s’en sont suivies accusant le coordonnateur de la CNGR d’imposer la vaccination ou de la rendre obligatoire.

Interrogé ce mercredi sur le sujet, voici sa réaction que nous vous proposons :

« Je ne sais pas s’il y a une phrase ou quelque chose qui indique que le vaccin est obligatoire, NON, le vaccin n’est pas obligatoire. La vaccination n’est pas obligatoire et jusque-là nous n’avons écrit nulle part que c’est obligatoire. Mais à certains endroits, il y a certaines conditionnalités et ceci pour protéger la population.

La plupart des décisions sont prises suite à plusieurs actions ou faits observés. Et parfois, nous vivons certaines choses que vous ne vivez pas et c’est pour cela que certaines choses vous paraissent anormales
Mais de toutes les façons, nous avons tous intérêt à protéger les malades à l’hôpital.

Un malade hospitalisé dans un hôpital pour une pathologie donnée reçoit naturellement dans nos contrées des visites et il s’est fait qu’il y a eu des cas. Je vais citer un seul où ce malade après une semaine d’hospitalisation est en voie de guérison de la pathologie pour laquelle il est hospitalisé.

Bien sûr, ce malade a eu des visites pendant sa première semaine d’hospitalisation. Un des visiteurs qui l’a visité au deuxième jour d’hospitalisation et qui est resté, selon l’interrogatoire environ une heure avec lui, ce visiteur, 72h après sa visite a présenté des symptômes et est testé positif ; donc il avait certains symptômes qui étaient discrets. Ce visiteur testé positif s’est retrouvé au CHR Lomé-Commune dans un état grave.

Alors comme d’habitude, dès qu’il y a un cas positif, nous recherchons les cas contacts dont notre malade. Et sur lui, le premier test fait est négatif, toujours hospitalisé. Nous l’avons quand-même isolé le prenant toujours pour cas contact. 48h après, il a présenté une fièvre avec toux, on re-test et il est positif et la radiographie fait révèle qu’il présente une pulmonie. Nous avons fait les tests à tout le personnel qui était négatif. La conclusion est claire : c’est le visiteur qui l’a contaminé.

Un visiteur qui amène de la maladie chez des personnes déjà vulnérables et fragiles, et chez qui cette maladie devient beaucoup plus grave que dans la population générale. Ce malade venu pour une pathologie dont il s’apprête à se débarrasser plonge dans une autre maladie dont l’issue peut être fatale.

Nous avons une obligation, c’est de protéger les malades que nous avons à l’hôpital et nous devons vraiment les protéger. Et c’est pour cela que cette mesure a été prise.

Et puis, ce n’est pas une imposition parce que j’ai vu des termes utilisés, comme quoi on a imposé, NON. Si vous voulez venir voir votre malade, voilà les conditions, ce n’est pas imposé. Il y a toujours un choix.

Et ça c’est simplement pour protéger les malades. C’est très important parce qu’il y a eu plusieurs cas et si vous avez un membre de famille se trouvant dans cette condition, vous serez les premiers à défendre la situation ».