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Le CADERDT et les journalistes en journée de réflexion

Publié le mercredi 7 novembre 2012, par

Ils étaient une cinquantaine de journalistes à répondre à l’appel de l’UJIT (Union des Journalistes du Togo) et du CADERDT (Centre Autonome d’Etudes et de Renforcement des Capacités pour le Développement au Togo, à prendre part à un atelier de réflexion qui a eu pour cadre ce mardi, la salle Hibiscus de l’Agora de la Paroisse universitaire de Lomé, a constaté un journaliste de Telegramme228.
Porté sur le thème, « Journalisme et développement : Quelle implication des médias dans le processus de développement au Togo », cet atelier devrait permettre aux journalistes de la presse publique et privée togolaise de s’outiller pour jouer pleinement leur rôle dans le processus de développement de cette longiligne bande de terre entre le Ghana et le Bénin.

Ainsi, le professeur Kako Nubukpo, directeur exécutif du CADERDT a fait constaté d’entrée de jeu qu’au moment où l’on veut « parler de développement économique, des politiques mises en œuvre par le gouvernement et de nos institutions, nous devons être les plus objectifs ». C’est donc à son avis, un pas de franchi par l’organisation de cette rencontre, afin de permettre aux journalistes de s’impliquer dans le processus de développement. Mais, fait-il constater, « cela ne veut pas dire qu’il faut cacher les difficultés qui obstruent ce développement. Il faut plutôt les faire ressortir, les comprendre, les analyser et les relayer dans l’espoir de faire émerger les nouvelles idées et les nouvelles situations ».

Même son de cloche d’ailleurs dans les propos du Secrétaire général de l’UJIT, Crédo Tetteh. Il a indiqué qu’ « il est temps que les journalistes s’intéressent aux questions et aux sujets plus utiles à la société notamment, celles liées au développement de la société. Notre plume, notre micro ne devra pas être un burin pour détruire, mais plutôt une truelle pour bâtir ». Pour ce faire, il faudra à son avis penser à mettre sur pied, « un type de journalisme qui contribue réellement au changement positif des mentalités en vue d’un développement inclusif et harmonieux ». Mais, il reconnait les difficultés de ce chantier. « C’est un travail de longue haleine qui demande beaucoup de sacrifices, de détermination et de foi », conseille le premier responsable de l’UJIT.
Au terme des quatre communications qui ont marqué les travaux, un débat ouvert a eu lieu entre les chercheurs sur le développement et les journalistes.
P.S, Lomé (Telegramme228)