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Le BAC croit toujours aux réformes et interpelle ses pairs de l’opposition

Publié le vendredi 27 février 2015, par

Avant ou après les élections présidentielles de 2015, peut-on se passer des réformes ? Non répondra le BAC (Bloc d’Action pour le Changement) de Thomas Nsoukpoé.
En conférence de presse hier jeudi à Lomé, cette formation politique se réclamant de s forces en lutte pour l’alternance au Togo, a martelé une nouvelle fois son accrochement aux réformes politiques, économiques et sociales. C’est donc cet attachement qui fait dire au parti que « l’heure est grave dans le sens que, nous n’avons pas pu obtenir les réformes avant d’aller aux élections de 2015 et nous savons que déjà certains disent que sans les réformes, ils peuvent gagner les élections. Mais en tant que jeune acteur sur la scène politique depuis 1990, et vu les différents échecs que les aînés ont eu, nous voulons déclarer devant la communauté nationale et internationale, que sans une candidature unique de l’opposition, l’opposition est partant à l’échec ». Toutefois, Thomas Nsoukpoé rassure ses pairs que tout n’est pas perdu, si jamais on faisait un sursaut d’orgueil. Ce sursaut, sauf à s’y méprendre, passera par une initiative de référendum dont le BAC se veut également porteur, après les initiatives du Mouvement Kékéli et du Comité de Résurgence de la Diaspora.
Comme pour redonner vie à cette initiative que ces deux structures ont fondé « sur l’article 4 de la constitution togolaise qui demande à ce que le peuple, si le chef de l’Etat ne veut pas de référendum, peut réunir 500.000 signatures et déposer sur la table de l’Assemblée nationale pour réclamer les réformes », le BAC appelle ses pairs de l’opposition à saisir cette unique alternative qui leur reste pour faire faire ces réformes, après les échecs essuyés par le projet de loi déposé par le gouvernement et après le projet de loi introduit par l’opposition. Il veut dès lors bien croire que le regret de n’avoir pas mis à profit leurs dernières tournées pour faire la promotion de la pétition en vue du référendum n’est qu’une étape de rater et non un virage fatal pour les acteurs politiques togolais.
Et même si Nsoukpoé voit mal comment l’opposition peut gagner ces élections sans les réformes, il se refuse de s’enfermer dans une contestation béate. « Il est de notre devoir si nous voulons gagner ces élections, de se retrouver pour avoir un programme commun, pour avoir une candidature commune parce que nous savons que sans les réformes, l’actuel chef de l’Etat va gagner haut les mains, ces élections présidentielles 2015. Mais si d’aventure il n’y a pas ces réformes, ceux qui comptent aller à ces élections, nous devons leur assigner une mission. Celle de tout faire pour que les réformes aient lieu même si c’est après les élections de 2015 », a-t-il conclu.
G.K