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La solution Gnagnon : « un cadre inclusif de concertation et de suivi entre acteurs politiques et de la société civile »

Publié le samedi 18 septembre 2021, par Gabinho

Sans réel rapport sur les plus de 15 mois d’Etat d’urgence sanitaire déjà subis par les Togolais, l’Assemblée nationale, vient d’attribuer 12 nouveaux mois au Gouvernement pour user de cette exception, pour gérer le pays. C’est une largesse qui n’est pas sans commentaire ou encore critiques.
Si certains y sont allés par des appréciations de cette nouvelle prorogation, elle ne fait pas l’unanimité. Pour faire la jonction entre ces deux pôles, une voix intermédiaire. Et c’est celle du candidat déclaré à la présidentielle de 2020 et président du « Mouvement Togo Restauration », Dr Jean-Emmanuel Gnagnon. Dans un post sur son compte Facebook, l’acteur politique indique que « le Togo est en train d’expérimenter pour la première fois la mise en place et la gestion d’une situation d’État d’urgence sanitaire qui a été prorogée déjà à deux reprises couvrant ainsi une durée de 15 mois au cours desquels les libertés individuelles, de liberté de manifestions, notamment sont mises en veilleuse ». S’il n’est pas contre quelque prorogation que ce soit, il trouve qu’ « avant de requérir une nouvelle prorogation, le gouvernement aurait dû évaluer d’abord ensemble avec les acteurs politiques et de la société civile les quinze premiers mois de l’État d’urgence sanitaire, et rendre public, au cas échéant, le rapport d’évaluation dans une démarche de redevabilité vis-à-vis des populations ». Et en bon Togolais soucieux du respect des droits de l’homme et des fondamentaux démocratiques, il craint que « dans le cas actuel d’une prorogation de 12 nouveaux mois, (…) le régime en place ne coure le danger de perdre davantage les habitudes naturelles de l’État de droit ».
Pour ne pas en arriver là, l’ancien Secrétaire à la Communication des FDR (Forces Démocratiques pour la République) et actuel Maire Adjoint dans la Commune de Lacs 3, « invite à cet effet le gouvernement togolais à enclencher dans un délai raisonnable une concertation inclusive avec les acteurs politiques et de la société civile pour réfléchir sur les voies et moyens devant permettre de relever ensemble les défis du respect des droits de l’homme et de la démocratie au cours de cette nouvelle période d’État d’urgence ».
En voilà une proposition qui concilie les deux parties et doit appeler les autorités togolaises à se remettre malgré tout dans la marche d’une co-gestion des choses de la République.

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