Nos régions Savanes / Année scolaire 2021-2022

La gratuité et les difficultés au grand jour !

Publié le jeudi 30 septembre 2021, par Gabinho

Quatrième jour aujourd’hui après la reprise des classes pour le compte de l’année académique 2021-2022. Elèves, enseignants et tous les acteurs du système de l’éducation ont repris dans la région des Savanes tout comme dans les autres régions du pays.
Les structures scolaires publiques affrontent déjà les difficultés qui risquent d’impacter sur la vie scolaire des apprenants. Que ce soit dans le collège ou dans les préscolaires et primaires, les premiers responsables ont eu du mal à s’acheter du minimum de matériel pour entamer l’année. Plusieurs se sont endettés dans les boutiques pour attendre les subventions de l’Etat qui, souvent arrivent tardivement.

Beaucoup d’établissements manquent de capacité d’accueil, d’enseignants, de matériels didactiques et aussi pour cette première semaine, les difficultés d’inscription avec des parents qui viennent avec des enfants sans pièce d’acte de naissance ou autre document requis pouvant faciliter ces inscriptions.

Prenant le cas de l’EPP Zoumouta dans la ville de Dapaong, le directeur du groupe A, DJAMOINE Tatiédjoa se plaint non seulement du matériel didactique remis par l’inspection, mais aussi manque de table-bancs. Dans les salles, les élèves sont assis à quatre et dans certaines classes, les élèves sont assis par terre.

Les résultats du dernier concours des enseignants sont venus enfoncer le clou avec le départ de sept enseignants volontaires qui n’ont pas réussi à ce concours.

Les directeurs sont obligés de jumeler les classes pour démarrer les cours ; ce jumelage aussi ne profite pas du tout car l’effectif devient grand dans les classes occasionnant alors le non-respect des mesures barrières contre la COVID-19 qui sévit actuellement. L’autre difficulté qui est l’une des conséquences directes de la pandémie sur la vie scolaire au niveau du primaire et dans les classes de 6ème le concept Approche par Compétence (APC) qui consiste à mettre les apprenants en groupe pour travailler. KALIWA Koffi, directeur d’école affirme que si l’effectif ne dépasse 60 apprenants, le problème ne se pose pas. Pour les cours dans les classes jumelées, les programmes sont établis d’une manière que les travaux puissent être exécutés sans soucis.
Mais, avec la COVID-19 et les mesures barrières, quelle va être le programme qui sera exécuté sachant bien que l’APC est un nouveau concept exécuté dans les programmes togolais ?
V.G (T228)