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Est-ce de l’escroquerie, du marketing de réseau ou une activité légale ?

Publié le jeudi 21 octobre 2021, par Gabinho

Le Trading, c’est le nouveau dossier qui défraie la chronique au Togo avec des interpellations de responsables de société qui ont eu lieu dans un premier temps et qui se poursuivent, puis que cette semaine encore il y en a eu. Si cette activité a pion sur rue dans certains pays d’Afrique et également en Occident, au Togo et avec ces vagues d’arrestation, d’aucuns ont tendance, selon ce qui leur est donné de voir ou d’entendre, à assimiler cette activité économique à une escroquerie. Vrai ou faux, le trading est une escroquerie ou une arnaque ? Est-ce du marketing de réseau ou une activité légale ? En quoi diffèrent-ils les uns des autres ? Ce sont là autant d’interrogations que nous nous proposons d’éclaircir dans ce dossier à plusieurs volets dont voici le premier pour s’approcher de la réalité, des tenants et aboutissants d’un tel dossier qui fait couler d’encre et de salive au sein de la grande masse parfois maintenue loin du secret des dieux.

Qu’est-ce que le trading ?
Acheter une action, un indice ou une devise avec l’objectif de revendre le titre à meilleur prix dans l’heure, le jour ou la semaine d’après, voilà en quoi consiste le "trading". Autant dire que ce type d’activité est à haut risque et ne convient pas à tous les profils d’épargnants. Si vous êtes tenté par cette forme d’investissement, suivez bien les conseils qui suivent avant de vous lancer : ils vous permettront d’éviter le pire, y compris dans le choix du courtier, et de profiter de toutes les bonnes affaires qui se présenteront à vous avec un maximum de sécurité.

Équipement informatique
Inutile de dépenser plus de 400 à 500  euros pour un ordinateur. Durant les deux ou trois premières années, un simple ordinateur portable relié à un second écran (de 20 pouces pour être à l’aise) suffira à vos besoins. De quoi faire vos analyses de marché d’un côté et passer vos ordres d’achat et de vente de l’autre. Budget requis : entre 400 et 500 euros pour le portable (inutile d’avoir le dernier cri, les logiciels de trading fonctionnent avec des machines basiques) et 200 euros pour l’écran. N’écoutez pas les sites spécialisés qui vous disent que leur plateforme multiécran à 3000 euros est indispensable. Ce n’est que du marketing !

Initiation
Passez d’abord par un compte de démonstration afin d’acquérir les automatismes. Contrairement à ce que certaines publicités laissent croire, vous ne deviendrez pas trader en une semaine. Maîtriser les logiciels dédiés à cette activité (les deux plus connus sont Metatrader 4 et Pro¬Real¬Time) exige déjà un mois d’apprentissage. Ensuite, il faut s’entraîner sur un compte de démonstration durant 3 à 6 mois afin d’acquérir les automatismes : acheter ou vendre ? Viser 5 ou 20 % de gains ? Les réponses dépendront de vos capacités à établir le bon scénario. Il faut donc beaucoup s’entraîner, faire et refaire sans relâche… La plupart des experts considèrent qu’il faut un an d’initiation avant d’être au point et d’engranger des gains. Pour gagner du temps, des formations peuvent être utiles, comme celles de DMTrading, ICT Finance ou Patrick Ri¬guet qui, pour moins de 500 euros, vous donneront un accès à vie à leur site, aux vidéos explicatives ainsi qu’à leurs analyses hebdomadaires des marchés.

Capital de départ
Avec moins de 1.000  euros de mise, vos chances de vous en sortir sont minces. Beaucoup se lancent dans le trading avec 200 ou 300 euros, espérant doubler leur capital chaque année. Ils vont vite déchanter. Non seulement les chances d’empocher 100% de gains par an sont minces (y compris chez les pros), mais au début on perd plus souvent qu’on ne gagne. Même en ne misant que 5 euros par ordre, le compte sera « cramé » au bout de six mois. C’est la loi du genre : la mise minimale pour tenir plus d’un an est de 1000 euros. Encore faudra-t-il gérer votre risque : imitez les traders expérimentés, qui ne placent jamais plus de 1 à 2% de leur capital par ordre. Cela vous permettra de supporter de 50 à 100pertes d’affilée sans vider votre compte.

Produits pour investir
Le Dax allemand et les devises sont les supports préférés des traders.
Actions, indices des places boursières ou axés sur les matières premières (or, pétrole…), le choix de supports est large. Il est toutefois conseillé de miser sur les plus volatils, dont les cours font du yo-yo, à la hausse ou à la baisse (on peut jouer dans les deux sens). Du côté des indices boursiers, le DAX allemand est ainsi très attractif (il est souvent préféré au CAC 40, moins réactif).
Avec les actions, c’est plus délicat : pour viser des gains rapides, il faut repérer celles dont les cours oscillent sans direction claire depuis quelques jours, puis attendre un violent départ haussier ou baissier. Reste que les écarts sont souvent plus faibles (rarement plus de 2% par jour).
C’est pourquoi beaucoup de traders préfèrent les devises, où l’on mise par exemple sur l’évolution de l’euro par rapport au dollar ou au yen japonais : les décalages de cours sont plus explosifs, mais les tendances plus courtes, ce qui oblige à surveiller sa position comme le lait sur le feu.

Signaux d’achat et de vente
Il faut connaître par cœur une quinzaine de figures graphiques. Identifier le support qui a du potentiel ne suffit pas. Il faut ensuite détecter les bons signaux d’achat et de vente. C’est là ¬qu’intervient l’analyse graphique. Même s’il ne s’agit pas d’une science exacte (les faux signaux ne sont pas rares), on peut constater que les courbes représentant les cours ont des formes qui se repro¬duisent régulièrement. En les observant de près on peut ainsi anticiper leur évo¬lution future. Quand une figure connue apparaît, c’est le signe que vous pouvez passer un ordre avec une assez forte probabilité de gain. Il existe une quinzaine de figures significatives (voir les exemples ci-contre). Pour les reconnaître et savoir les interpréter, consultez un site Internet spécialisé, comme Abcbourse.com.

Stratégie
Quittez vos écrans et reposez-vous durant les phases d’accalmie des marchés. Se concentrer sur les périodes où les tendances sont fortes, gages de plus-values, et s’abstenir quand le calme revient (30 à 40% du temps), voilà la bonne stratégie. Lever le pied n’est donc pas un signe de faiblesse, mais plutôt celui d’une grande sagesse, qui permet d’éviter l’overdose de trading et les pertes qui vont avec. Attention, sans avoir l’œil rivé sur ses graphiques toute la journée, il faut toutefois rester au moins une à deux heures devant ses écrans, le matin ou le soir. C’est une discipline à s’imposer pour ne pas laisser filer les bonnes occasions.

Niveau de risque
N’engagez jamais un montant supérieur à 2% de votre capital par transaction. Gérer un risque, en trading, c’est d’abord préserver son capital. Le seul moyen d’y parvenir est de limiter l’exposition du compte : imitez donc les traders professionnels, qui ne risquent jamais plus de 1 à 2 % de leur capital par ordre, ce qui leur permet de supporter de 50 à 100 pertes d’affilée sans vider leur compte.
Une autre astuce utilisée par beaucoup de pros, dont il faut aussi s’inspirer, consiste à jouer sur le long terme, c’est-à-dire avec des objectifs de gains à la semaine ou à la quinzaine, voire au mois, plutôt que multiplier les ordres d’achat-vente dans la journée. Vous serez moins stressé et aurez moins de frais de courtage à payer.
Pour maximiser ses profits, il existe une méthode simple : passer, après la prise de position, deux ordres à « seuil de déclenchement ». L’un (le « take profit ») pour sortir automatiquement du marché dès l’objectif de plus-value atteint. L’autre (le « stop loss ») pour limiter la perte en cas de mauvais pari. Exemple pour un titre acheté à 20 euros et un objectif de gains de 5% : vous placez le take profit à 21 euros et le stop loss à 19,50 euros. Si tout se passe bien, vous touchez vos 5% ; sinon, votre perte est réduite à 2,5%. Beaucoup de traders font en sorte que, comme dans cet exemple, le gain soit égal à deux fois la perte possible. Il suffit alors de réussir plus d’un pari sur trois pour être gagnant.

Courtier
Ouvrez votre compte chez un intermédiaire réputé et ayant reçu l’agrément d’exercer. BoomForex, FeelTrade, Goprobank, Obroker, PromFX… Selon l’Autorité des marchés financiers, qui en publie régulièrement la liste sur son site Internet (amf-france.org), plus de 120 courtiers dou¬teux, autrement dit sans agrément légal, seraient aujourd’hui en activité, notamment sur le marché des devises. Gare à la casse ! On ne compte plus le nombre de clients floués, dont la mise exigée (de 1.000 à 5.000 euros) n’a jamais pu être récupérée. Etant localisés dans un paradis fiscal, type Bahamas, il est en outre inutile de porter plainte : elle n’aboutira pas. Pour éviter les ennuis, optez donc toujours pour un courtier réputé, agréé et situé en France, comme FXCM, IG Markets, XTB, CMC Markets ou JFD Bank.

Le scalping, une technique pointue à très haut risque
Le "day trading", où l’on essaie de gagner de l’argent au sein d’une même journée en jouant sur les petites fluctuations de cours, est déjà un exercice périlleux. Mais il y a plus audacieux : le "scalping". Ses adeptes cherchent à profiter des microvariations de cours, durant l’espace de deux ou trois minutes. Ce sont tous des as de l’analyse graphique. A première vue, les gains enregistrés ne sont pas faramineux (souvent moins de 0,10 % par transaction), mais en jouant gros et en multipliant les positions des dizaines de fois par jour, certains gagnent des fortunes. D’autres se ruinent en une journée. A éviter avant d’avoir 10 ans d’expérience en trading.
T228 (Avec Capital.fr)