Nos régions Golfe 7 / Vives tensions à la frontière annexe Togo-Ghana (Akato-Viépé)

Des militaires togolais échappent in extremis au lynchage des jeunes Ghanéens

Publié le mercredi 25 août 2021, par Gabinho

En tout cas, ils l’ont échappé bel, les militaires togolais déployés à la frontière Togo-Ghana (Akato-Viépé), un des points d’accès à la lisière de la frontière dans la commune Golfe 7. Selon les informations, cette situation de tension fait suite au décès d’un jeune homme qui aurait succombé à des coups des militaires togolais déployés à cette frontière annexe.

« Le jeune homme, la vingtaine fait partie de ces jeunes qui aident les militaires à racketter les usagers de cette voie. Dans la journée de ce lundi, le jeune qui a résidence du côté du Ghana de la frontière, a été envoyé par le militaire à lui recharger son téléphone portable. Après recharge, le militaire constate que la carte mémoire ne figure plus dans l’appareil. A la demande du militaire, le jeune nia l’avoir pris. A la suite de ce refus, il fut roué proprement de coups. Dans la nuit, il n’a pas pu résister aux coups reçus et succomba. Le lendemain, la tension était vive à la frontière. La population voulait en découdre avec les militaires togolais. N’eut été la promptitude de la réaction de la gendarmerie qui a rapatrié les éléments, les militaires togolais auraient été lynchés par les jeunes ghanéens. Alertées, les autorités togolaises ont dépêché une délégation composée d’autorité municipale et sécuritaire (gendarmerie, anti-gang, militaires dépêchés par le chef d’Etat-major) qui ont rencontré les autorités locales du Ghana. Après concertation, il a été décidé de rapatrier le corps au Togo pour autopsie. Refus de la population ghanéenne. Finalement, elle a obtempéré. Et le corps a traversé la frontière pour l’autopsie et ensuite ramené au Ghana », c’est ce que racontent nos confrères de Togoscoop.

Aussi, poursuit-on, « en attendant les résultats de l’autopsie, visiblement sur le corps, les traces de sévices corporels sont visibles. On pouvait voir des traces de bastonnades et d’hématome sur la peau, les fesses… preuve que le jeune a succombé à la suite de ces mauvais traitements. Cette disparition met en émoi la population locale. On ne pouvait pas comprendre que ce jeune qui aide les militaires togolais que pour une histoire de carte mémoire on puisse en arriver à cette situation avec la perte d’homme ».
Toutefois, il faudrait saluer la promptitude de la réaction des autorités togolaises.
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