Infos Togo Mines, carrières et Zone franche Togolaise / Quête du bien-être social, psychique et physique

Des délégués syndicaux et délégués du personnel outillés sur le droit à la sécurité sociale à Atakpamé

Publié le mardi 22 novembre 2022, par Gabinho

« Promouvoir les conditions de sécurité et santé au travail dans les entreprises des mines et carrières, de la Zone Franche au Togo et contribuer à la jouissance effective du droit à la sécurité sociale pour tous les travailleurs », tel est l’objectif d’un Séminaire atelier organisé du 11 au 13 Novembre dernier à Atakpamé par l’ONG SADD (Solidarité Action pour le Développement Durable), avec l’appui de son partenaire de toujours, WSM (We Social Movement). Cette rencontre a regroupé une vingtaine de travailleurs (délégués syndicaux et délégués du personnel) des entreprises des Mines et Carrières (SCAN-TOGO, WACEM, FORTIA (Tabligbo), de POMAR (Pagala) et DCT (Tsévié)), de la ZFI de Lomé et de la SINTO (sucrerie d’Anié).

Thème principal de ce séminaire, « Pour un bien-être social, psychique et physique, donnons une information adéquate, une formation appropriée dans les domaines de la Sécurité et Santé au Travail, de la sécurité sociale et de l’assurance maladie ».

Basé sur une méthodologie selon laquelle, les différentes communications seront réalisées par séquence pour faciliter la compréhension et l’appropriation des groupes cibles et aussi une interactivité et participation aux débats après communication en plénière, il a amené les uns et les autres à faire des travaux préparatoire afin de mieux animer les communications et discussions. Les séminaristes ont donc eu à travailler sur La problématique de la sécurité et santé au travail aujourd’hui au Togo et dans le monde et les alternatives de l’OIT pour relever le défi ; Les dangers et risques encourus par les travailleurs ; Les mesures de protection des travailleurs ; Les comités santé et sécurité au travail (création et opérationnalisation) ; Le cadre juridique qui encadre le domaine de la sécurité et santé au travail au Togo conformément au nouveau code du travail et normes internationales du travail ; et enfin, Les recommandations pour renforcer les mesures de contrôle de la sécurité et santé des travailleurs dans les entreprises.

Les deux grandes communications ayant marqué ces jours de séminaire ont été celles portées sur la « Sécurité et Santé au Travail » et la « Sécurité Sociale ». Des partages de vécus, ont été également faits en termes de recueil d’information sur la sécurité et santé et La sécurité sociale de chaque entreprise présente.

D’après l’organisation, ces jours de travaux en vue de « renforcer les capacités des acteurs sur la problématique de la sécurité et santé, les risques et dangers encourus, sur l’importance de la protection individuels/collectifs et la déclaration des travailleurs à la CNSS, les prestations et procédures y afférentes ainsi que le cadre juridique qui les encadre » et « permettre de prendre conscience de la nécessité et de l’importance de la protection sociale y compris la sécurité et santé au travail pour tout travailleur afin d’entreprendre ou de participer à des actions visant la jouissance effective des droits y afférents » sont biens justifiés dans le contexte togolais.

On en veut pour preuve, le fait qu’au Togo, la question de la santé et sécurité au travail est très préoccupante du fait que les données de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) indique 159 entreprises sur environ 11.000 entreprises déclarées disposent de comités de sécurité et santé au travail dont très peu sont opérationnels. Mais également, le fait que « peu d’entreprises disposaient d’un service de sécurité et santé au travail animé par des spécialistes de la question (médecins du travail, infirmiers du travail, psychologues du travail, ingénieurs de sécurité et santé, ergonomes, etc.). Dans l’économie informelle, aucune disposition n’est appliquée. Pourtant, cette économie occupe une part importante de la main d’œuvre active avec environ 3.341.763 de personnes dont 52,7% de femmes ».

Enfin, regrette-t-on qu’il y va de même « pour la sécurité sociale ou de milliers de travailleurs notamment ceux des entreprises des mines et carrières qui fait gravement défaut alors que cet aspect de la protection sociale est tout autant important pour humaniser les conditions de travail, protéger les travailleurs contre les risques sociaux, économiques et contre les vulnérabilités, voire la pauvreté. Les conditions de travail et de vie de ces travailleurs sont extrêmement difficiles pourtant ils sont privés pour la plupart des équipements et mesures adéquats assurant leur sécurité et santé au travail, couplés de l’inexistence et de l’inopéralisation de comités de santé et sécurité au travail. La plupart des travailleurs n’a pas d’assurance maladie, ni des repos hebdomadaires, des congés payés, des congés de maternité et exercent dans des conditions précaires ».
On ose espérer que ces travailleurs outillés vont jouer un rôle important dans la chaine de provocation des changements de la donne actuelle.

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