Afrique Opinion- Le Tchad s’offre son modèle togolais / Mahamat à la place d’Itno

Comme au Togo en 2005, l’armée impose le fils d’Idriss Déby Itno aux Tchadiens

Publié le mardi 20 avril 2021, par Gabinho

« Le Maréchal est mort, vive le Général » pourrait-on s’écrier. D’après le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna, qui faisait la lecture d’un communiqué à l’antenne de Télé Tchad ce 20 avril, « Idriss Déby Itno vient de connaître son dernier souffle en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille ». C’est une annonce qui est immédiatement suivi d’une autre information de l’armée annonçant la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale et la mise en place d’une transition.

Si au Togo en Février 2005, l’imposé, Faure Gnassingbé, n’est pas de l’armée mais le rejeton du défunt président, Feu Général Eyadéma Gnassingbé, et que ce sont des tours de passe-passe à l’Assemblée qui ont permis d’habiller la mascarade, qui sera finalement rejetée, au Tchad, c’est sans détour que le fils du Maréchal Idriss Déby Itno, Mahamat Idriss Déby, est parachuté à la tête du pays pour conduire cette transition, qui, indique-t-on, devra durer 18 mois et conduite par un Conseil militaire dirigé par le fils du défunt président, lui-même général de l’armée tchadienne. Seule information réelle, c’est qu’avant, celui-ci dirigeait depuis de nombreuses années la Direction générale de service de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE), dont la Garde présidentielle est partie prenante.

Sacrée Afrique ! Quel rapport avec la Constitution du pays ? En tout cas, comme le dirait quelqu’un, « je ne vois pas le rapport ».
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