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Child Hope ne veut pas laisser les enfants et les leaders religieux en marge de la reconstruction

Publié le lundi 8 février 2021, par Gabinho

Au-delà de la religion, l’Association Child Hope veut reconstruire avec les enfants. C’est ce que cette association a démontré le week-end dernier, en organisant une rencontre entre les enfants et les leaders religieux des différentes confessions religieuses notamment l’église évangélique presbytérienne, l’église catholique, l’église des assemblées de Dieu, la confession musulmane en plus de certaines organisations de la société civile (Sant’Egidio et ODOS). Il était question pour les participants à cette rencontre de partager autour des restrictions occasionnées par le coronavirus.

Des mots de la présidente de Child Hope, Délali Akuvi Abalo,« depuis plus de 30 ans, nous célébrons chaque année, à l’occasion de la journée mondiale de l’enfance, les progrès réalisés en termes d’éducation, de santé, de nutrition et de protection dans le monde. Aujourd’hui, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a diminué d’environ 60% à l’échelle mondiale. Le nombre d’enfants non scolarisés en âge de fréquenter l’école primaire a baissé d’environ 40%. Mais la pandémie de COVID-19 a bouleversé notre quotidien et accentué les inégalités, affectant, en premier lieu les enfants, victimes cachées de la pandémie. C’est une véritable crise des droits de l’enfant. Aujourd’hui, des centaines de millions d’enfants sont privés de leur potentiel face à la crise sanitaire actuelle. Les progrès durement acquis pour faire progresser les droits des enfants sont plus que jamais menacés. Il ne s’agit plus uniquement d’une crise sanitaire mais d’une véritable crise des droits de l’enfant. La COVID-19 cause d’effroyables conséquences sur les jeunes et les enfants à tous les niveaux ». C’est en ces termes qu’il a dressé le tableau de la rude épreuve à laquelle la Covid-19 est venue soumettre la pratique des droits des enfants.

Dans la suite de son intervention au cours de cette rencontre, qui a reçu l’appui d’Arigatou International, la responsable de Child Hope, a relevé le fait que « le droit à la santé est menacé. Une réduction de 50 % des services de santé due à la pandémie pourrait entraîner près de 200 000 mortinaissances supplémentaires sur une période de 12 mois dans 117 pays à revenu faible et intermédiaire. Pire encore, des milliers d’enfants pourraient mourir chaque jour si la pandémie continue à affaiblir les systèmes de santé et à perturber les services de routine. (La mortinaissance se produit lorsque le bébé meurt après 20 semaines de gestation, mais avant l’accouchement. On appelle avortement spontané, ou fausse couche, la mort fatale qui survient avant 20 semaines) ».

Il n’a pas passé sous silence le « droit à l’éducation ». D’après son analyse de situation, c’est un droit qui « est malmené. Les restrictions de mouvement et les fermetures d’écoles ont coupé les enfants de leurs enseignants, de leurs amis et de leurs communautés. Au moins 24 millions d’enfants dans le monde risquent de quitter l’école et les enfants des pays les plus pauvres ont perdu près de 4 mois de scolarité depuis le début de la pandémie. Cela les expose à un risque accru de violence, de mauvais traitements et d’exploitation, alors même qu’au même moment, « le droit au bien-être est fragilisé. Le nombre d’enfants vivant dans une pauvreté multidimensionnelle a augmenté. On compte aujourd’hui, qu’un enfant sur six vit dans l’extrême pauvreté ».

Pour Child Hope qui entend dépasser la religion et penser humain, ces réalités nous amènent « à ce moment critique de l’histoire, plus que jamais, nous devons rester solidaires et nous mobiliser pour que les droits de l’enfant soient au cœur de toutes les priorités. Nous devons nous engager pour réinventer un avenir plus égalitaire, plus juste et plus durable, pour chaque enfant. Nous devons mener ce combat ensemble pour faire passer les enfants en premier, parce que chaque enfant a le droit à une enfance. Pour Child Hope, mener ce combat ensemble implique la participation de toutes les confessions religieuses et de tout acteur épris de justice, et de justice pour les enfants. Les enfants ont besoin de notre soutien afin qu’ils puissent survivre, s’épanouir et réaliser leurs rêves et leur plein potentiel ». Il a invité les uns et les à donner aux enfants « la chance de devenir les adultes dont le monde aura besoin ».

Dans cette dynamique, un accent est mis sur le dialogue interreligieux. « S’agissant du dialogue interreligieux, devant une assemblée de responsables religieux représentant la diversité des religions au Sri Lanka, le pape François a affirmé que l’efficacité de la rencontre et du dialogue interreligieux passait par « une présentation complète et sincère » des convictions respectives de chacun. C’est à cette condition, a-t-il indiqué avant d’ajouter que « nous serons capables de voir plus clairement tout ce que nous avons en commun », en ouvrant ainsi la voie à « une estime mutuelle, une coopération et, certainement, une amitié ».

Très enthousiaste quant à la mobilisation reçue par cette initiative, le responsable de Child Hope a dit oser croire que c’est le début ou mieux le renforcement d’une estime mutuelle, une coopération durable et une amitié désintéressée ou alors pour la cause des couches vulnérables notamment les enfants.

Pour rappel, Child Hope est une organisation qui soutient les enfants vulnérables et démunis).
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