Infos Togo Accident meurtrier de Démakpoè impliquant le véhicule du Colonel Kpatcha Sogoyou

Cet autre crime sans compassion ni réparation pour les familles des trois enfants tués !

Publié le vendredi 14 mai 2021, par Gabinho

Nous en étions au 4 Janvier 2021, peu après midi, alors que les cours pour le 2ème trimestre de l’année scolaire 2020-2021 avaient à peine repris il y a quelques heures quand cette information avait inondé la toile, comme quoi, le véhicule d’un haut gradé de l’armée togolaise, aurait ôté la vie à trois enfants (écoliers) aux environs du Bar Sépérépé à Agoè Démakpoè, alors que ces derniers revenant de l’école attendaient bonnement sur la terre pleine centrale de la voie. En voilà quelques titres des confrères des médias en ligne qui ont relayé abondamment le sujet… « Togo : 3 écoliers tués par une voiture dans un grave accident à Agoè-Légbassito » (Togodailynewscom), « Togo / Accident des élèves à Agoè : la mère de 2 enfants décédés dans l’accident s’est-elle donnée la mort ? » (Togodailynews.com), « Douloureuse rentrée des classes après les fêtes : Trois élèves fauchés par un conducteur utilisant son téléphone au volant » (Telegramme228), « Lomé : Téléphone au volant, un conducteur ramasse et tue 3 élèves » (Flambeaudesdemocrates.com), « Togo - Un chauffard tue trois élèves à Légbassito » (Icilome), « Togo : 3 écoliers perdent la vie dans un grave accident à Légbassito » (Togoactualite.com).
Rencontrés par notre rédaction au moment où nous nous apprêtions à écrire et publier cet article, pour interpeller la conscience des auteurs de dommages infligés à ces deux familles, celles des jeunes enfants, Dieu Bénit Essowaza Simwaki (9 ans), Alin Sama (08 ans) et Mohamed Sama (05 ans), tous trois tués dans cet accident de Démakpoè, c’est difficilement que les parents de ces enfants ont narré la situation qu’ils traversent depuis le décès de leurs enfants, alors que tout porte à croire que l’auteur de cet accident, du moins celui dont le nom est inscrit dans le PV, Daméga Awandi (déclaré comme celui qui était au volant du véhicule au moment de l’accident et, le Colonel Kpatcha Sogoyou, le propriétaire du véhicule, sur lequel rien n’y figure sur le PV ou dans le dossier comme assurance, se la coule douce et tranquillement sans en être inquiété. Doit-on en conclure que le crime est sans auteur ou encore que c’est bien normal qu’un colonel dispose d’un véhicule sans assurance, et que ce véhicule soit lâché dans la circulation et en vienne à causer des dommages à des populations sans que l’on ne se fiche de s’empresser pour essayer des approches de réparation pour panser les blessures à jamais causées ?
Si de ce qu’il nous a été donné de constater en scrutant le PV de la Gendarmerie, il s’agirait finalement d’un sergent qui serait au volant du véhicule en question, c’est bien la suite qui est donnée à ce dossier pourtant des enfants de la même ethnie que le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé mais aussi du propriétaire de ce véhicule qui fait froid au dos. De nos recoupements, plusieurs mois après cet évènement douloureux qui a ôté la vie à jamais à deux jeunes enfants d’une mère aujourd’hui dévastée à jamais, et d’un père qui ne retrouvera plus jamais son unique jeune garçon, tout laisse transparaitre une sorte de mépris vis-à-vis des familles des victimes de crime commis avec un véhicule qui malheureusement aussi serait sans assurance. En témoigne le PV consulté par nos soins.
En tout cas, de ce qui nous a été relaté, c’est un avocat soupçonné de sceller le dossier avant même qu’il ne soit ouvert, qui a tenté de faire assoir les parties au domicile du Colonel sans tenir compte de ce que les plaignants ne pourront être à l’aise pour ressortir ce qu’ils ressentent. Il est révélé que, sur leur garde, les parents ont systématiquement refusé une telle option, réclamant que tout ce qui pourrait l’être se fasse sur terrain neutre. En toute réponse à cette exigence des parents endeuillés, la réponse, du moins pour ce qui est relaté par ces derniers, ne sera que de balancer à leur figure qu’une autorité (le Colonel propriétaire du véhicule, ndlr) ne se déplace pas. Et depuis lors, c’est le silence radio, alors que les factures des psychologues continuent de s’amonceler et que les provocateurs de cet accident, ainsi que leurs intermédiaires ont coupé tout pont avec les parents des victimes.
Trois vies d’enfants à 800.000 F cfa ?
Les 800.000 F cfa (soit 500.000 F cfa à la famille des deux enfants Alin et Mohamed Sama, puis 300.000 F cfa à celle d’Essowaza Simwaki) remis aux familles pour les enterrements et plus rien pour marquer ne serait-ce qu’une compassion ou réparer le préjudice subi par les deux familles. Les vies de ces enfants sont-elles finalement évaluées sans le crié sur les toits à 800.000 F près ? Si des enfants issus des familles de la même ethnie que le Chef de l’Etat sont traités ainsi, quid alors des enfants ou des individus qui seraient d’autres ethnies et qui auraient des différends avec morts d’hommes avec des hommes en Arme ? Comment un défenseur de la sécurité et de la quiétude des populations pourrait se permettre de disposer d’un véhicule sans assurance et qui serait mis en circulation ? Ce sont là autant de questionnements qui nous viennent à l’esprit en tournant et en retournant cette affaire dans tous les sens.
Premier magistrat de la République, la justice du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, est ainsi interpellée pour rendre justice aux faibles vis-à-vis des forts. Sera-t-il du côté du fort contre le faible, ou aidera-t-il le faible à obtenir réparation et compassion de la part du fort ? Les projecteurs sont braqués sur celui qui de tout temps a crié et prôné le gouverner autrement.

LTT