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Agbéyomé Kodjo, président de OBUTS : « D’ici la fin de l’année, les lignes vont bouger »

Publié le jeudi 8 novembre 2012, par

Une foi vaine ou réelle ? Nul ne saurait douter de cette croyance du président d’OBUTS (Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo Solidaire), Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. D’après ce dernier, « D’ici la fin de l’année, les lignes vont bouger. Nous ne pouvons pas rester dans cette situation de désespérance absolue pour traverser la fin de cette année. Le dialogue va permettre de mettre en place un gouvernement fort. Les choses vont changer mais que l’opposition reste unie », a-t-il lancé. Il est aussi revenu sur la situation d’exclusion dans les prises de décision au CST soulevée quelques jours plus tôt par le vice-président de l’ANC, Patrick Lawson. A son avis, il y a un malaise lié au fait qu’il y a eu un problème de communication autour de la décision de participer à un dialogue immédiat. Mais s’en convainc l’ancien premier ministre togolais, « à l’intérieur du CST, les pendules sont remis à leur place et que la confiance et la nécessité de travailler ensemble sont revenues ». Un aplanissement des divergences qui fait croire dur comme fer, à Kodjo Agbéyomé, que « nous allons pratiquement vers la fin, en tout cas il va y avoir quelque chose qui permettra que les Togolais puissent retrouver les horizons de l’espérance, les horizons de l’espérance en l’avenir ». Mais fait-il constater, il n’y a qu’une seule condition pour donner corps à ce « miracle divin », "l’union de l’opposition", car, d’après le parti au symbole du ballon, il faudrait que tout le monde se rende à l’évidence « qu’aucune formation politique de l’opposition ne peut mener seule cette bataille là et gagner. Si quelqu’un du moins au sein de l’opposition pense qu’il peut aborder ce combat là pour assurer l’alternance, il se trompe ».

La balle semble être définitivement renvoyée dans le camp du chef de l’Etat à qui Agbéyomé Kodjo demande de proposer dans un futur très proche un médiateur, si tel est que son souhait est d’avoir un dialogue sincère.

Entre autres sujets qui doivent faire objet de débat si dialogue il doit y avoir, le patron de OBUTS, songe à la mise en place des institutions fortes (CENI, Cour Constitutionnelle…) et d’un gouvernement devant conduire à l’organisation d’un scrutin propre, acceptable et dont les résultats respectent « la volonté exprimée par le peuple et non la volonté d’un homme ou d’une formation politique ». Et aussi, il n’occulte pas la question des neuf députés UFC que son parti compte mettre sur la table des discussions pour que ça ne fasse pas tâche de jurisprudence aux prochaines législatures.
G.K, Lomé (Telegramme228)