Infos Togo Présidentielle du 25 avril

800 observateurs seront déployés par le HCDH

Publié le jeudi 2 avril 2015, par

Dans trois semaines, plus précisément le samedi 25 avril, les Togolais iront aux urnes pour élire leur prochain président de la République. Ainsi, pour s’assurer du respect des droits de l’Homme tout au long du processus électoral, le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme ( HCDH) avec le soutien de la Francophonie ainsi que d’autres organes du système des Nations Unies au Togo, a procédé hier mercredi, 1er avril 2015 à Lomé au lancement des sessions de formation des observateurs des Droits de l’Homme. Cette formation vise à renforcer les capacités d’un total de 800 acteurs de la société civile togolaise.
« L’observation des élections au Togo par le HCDH traduit son engagement à accompagner notre pays dans ses efforts de renforcement des institutions démocratiques », a indiqué le président de la CNDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme), Alilou Cissé. Et l’avantage d’une telle démarche, a-t-il ajouté, est de contribuer à la consolidation de la paix et à la stabilité dans le pays avant, pendant et après le scrutin.
Pour la Représentante résidente du HCDH au Togo, Ige Olatokunbo, ces sessions de formation permettront d’outiller les observateurs qui seront déployés afin de pouvoir corriger au fur et à mesure les éventuels dysfonctionnements. « Former comme observateurs des Droits de l’Homme en période électorale, vous devriez procéder à la collecte active d’information, à la vérification et à la transmission en temps réel à notre bureau, vos observations en vue de permettre au bureau de saisir les autorités compétentes pour corriger les éventuels dysfonctionnements constatés », a-t-elle martelé.
Le ministre des Droits de l’Homme, Yacoubou Hamadou, a de son côté, invité tous les candidats et responsables de partis politiques au sens de responsabilité car, a-t-il estimé, « les violations des Droits de l’Homme au cours des processus électoraux ne sont pas que l’apanage de l’Etat. Elles sont aussi le fruit des règlements de compte entre des individus ou groupes d’individus organisés ».
A noter que mis à part le déploiement des 800 observateurs, le HCDH a prévu une ligne verte pour donner l’occasion à tout Togolais de signaler les cas de violation des Droits de l’Homme tout au long du processus.
Charles D., Lomé (T228)