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Yasmine peint et croit en la Réconciliation entre les Togolais

Publié le vendredi 1er juin 2018, par

De son vrai nom Rouquaiya Yasmine Yerima est avant tout, une touche à tout dans le monde des arts plastiques au Togo. En 12 années de parcours dans ce monde des arts que d’aucuns disent qu’il ne nourrit pas son Homme, cette jeune dame au pinceau facile est connue aujourd’hui comme Artiste plasticienne, scénographe, peintre, tresseuse, sérigraphe mais aussi et surtout comme comédienne et conteuse.

Mais pour ce qui nous intéresse, Yasmine comme on se plait à l’appeler participe à l’exposition initiée par la Délégation de l’Union Européenne dans le cadre de la restitution des travaux du projet ARTPRENA (Arts Pour la Réconciliation Nationale), à son siège à Lomé. Pour cette jeune artiste dont les tableaux sont exposés dans le cadre de ce projet depuis Février dernier, ce projet inscrit dans la droite ligne de la réconciliation nationale, se résume en « la nécessité pour tous les Togolais de vivre ensemble ». Ainsi, de par ses chef-d’œuvres, elle en appelle « à l’union et à la solidarité qui s’impose aujourd’hui aux différents peuples qui constituent le Togo, la terre de nos aïeux. Ainsi, s’inspirant d’un constat fait par un politicien togolais sur la diversité des populations qui appartiennent à une même nation, à savoir, « le Togo est une peuplade et un peuple », Rouquaiya Yasmine Yerima peint à travers ses œuvres « la situation idéale devant consolider les acquis et ramener de façon définitive la réconciliation et surtout la paix dans notre pays ». Il urge donc d’après elle « de briser les barrières de la division et rester souder en pensant au développement de notre pays ».

Assou et Homawo, les tournants décisifs de Yasmine

Si cette jeune plasticienne à la fine corpulence mais très dévouée pour son art a sur son parcours, pas moins de quatre ateliers de résidence au Togo et partout ailleurs dans la sous-région ouest-africaine, elle reconnait que le tournant décisif de sa jeune carrière est à coup sûr sa rencontre avec l’ainé et professeur Kossi Assou. Facilitée par sa jeune sœur Adjaratou, cette rencontre comme le confie Yasmine, l’ « a surtout transformée ». Évoquant cette rencontre au mois de Février dernier avec nos confrères de New World TV dans l’émission Afrik Kultur, elle a reconnu en Kossi Assou, « quelqu’un de grand » qui lui « a beaucoup donné ». « Il m’a ouvert les yeux. A sa rencontre, je ne suis pas revenue la même. J’ai été à son école à lui », conclut-elle. Aussi, reconnait-elle avoir aussi beaucoup tiré de son rapprochement avec Améyovi Homawo, il autre artiste bien connu du monde des arts plastiques au Togo.

En tout cas, chacune de ces rencontres ont apporté à la carrière de Yasmine qui, abordant des grands sujets nationaux, a de par une de ses résidences à Atakpamé sur le site de l’historique radio allemande de la période coloniale, Kamina, a entrepris de ressusciter cet émetteur à travers la peinture. « Je ne connaissais pas Kamina et c’est la première fois que j’y suis allée. Donc je me suis dit qu’est-ce que je pourrais faire pour symboliser. Sur le site, j’ai vu que l’antenne a été enlevée. Donc j’ai essayé de représenter tout ce que j’ai vu. Une manière à moi de renouveler l’antenne en donnant le nom renaissance radio Kamina au tableau », commente-elle son tableau aux curieux.

Pour cette artiste, autodidacte à la base, qui continue de faire son chemin en s’améliorant au jour le jour art, l’aventure ne fait que commencer, pour se hisser au sommet de l’art plastique togolais.

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