Infos Togo ENQUETE SUR L’ASSASSINAT DU COLONEL MADJOULBA

YARK DEMENT POUR L’ENVOI DES PISTOLETS EN FRANCE

Publié le mercredi 15 juillet 2020, par Gabinho

Selon une information donnée le 12 Juillet dernier par la Radio France Internationale (RFI) sur le fait que « La France apporte son aide au Togo dans l’affaire Madjoulba ». Cependant, le Ministre de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehane a tenu à faire une clarification importante dans le contenu de cette information de la RFI relayée par la suite par les médias togolais.

« C’est un vol particulier qui a atterri le dernier week-end de juin à Paris. A son bord, des scellés que Calixte Batossie Madjoulba, l’ambassadeur du Togo en France et frère aîné de la victime, est venu remettre à la justice française. Ces scellés ? Des pistolets et des douilles saisis par les autorités togolaises à l’intérieur du camp militaire où le colonel Bitala Madjoulba, commandant du 1er bataillon d’intervention rapide (BIR), a été assassiné. Pour tenter de confondre le ou les auteurs de l’assassinat, les enquêteurs ont décidé de procéder à des expertises balistiques. Leur idée est de comparer la balle retrouvée sur le corps de la victime avec celles des armes appartenant à des militaires du camp. Environ 75 pistolets ont ainsi été saisis avec leurs cartouches », Peut-on lire sur le site de la radio.

Il semblerait que l’information n’ait pas été précise en ce qui concerne l’envoi des pistolets vers la France. Ce 13 juillet, le ministre Yark qui n’est autre que le Président de la Commission d’enquête sur la mort du colonel Madjoulba, retrouvé mort dans son bureau dans la nuit du 3 au 4 mai dernier au lendemain de l’investiture du Président Faure Essozimna Gnassingbé, a en quelque sorte démenti l’envoi des pistolets vers la France.

D’abord le général Yark a confirmé la sollicitation de l’expertise française pour la balistique au nom de l’entraide judiciaire (entraide pénale internationale) existant entre Paris et Lomé ; Puis a tenu à préciser que le Togo « n’a jamais envoyé des pistolets vers la France, mais des balles issues des tirs de comparaison et leurs étuis ».
Yvette S. /T228