Infos Togo Violences des manifestations du 05 Octobre dernier

Victimes et associations engagées pour la paix décident de porter plainte contre Atchadam, Fabre et compagnie

Publié le jeudi 12 octobre 2017, par Gabinho

Le 05 Octobre 2017, encore un 05 Octobre à inscrire en gras dans les annales de l’histoire politique du Togo. Revenant lundi dernier sur la situation qui a prévalu lors des marches organisées par la Coalition des 14 partis de l’opposition togolaise qui revendiquent un retour à la Constitution de 1992, le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi a indiqué avoir recensé au cours de ces manifestations, et celles antérieures des ""appels à la violence, désobéissance civile, au sabotage économique, des destruction de biens, violences et voies de faits sur des forces de l’ordre, incendies et destructions de biens d’autrui, destruction d’étalages, de boutiques sur le passage des cortèges, caillassage de voitures, pillage de certains magasins, violence sur les élèves en vue de les sortir des salles de classe"" qui sont tous ""des faits qui constituent des troubles graves à l’ordre public punis par la loi"".

Ce jeudi, ce sont les victimes de ces voies de faits qui sont montées au créneau à la faveur d’une rencontre de sensibilisation organisée ce jour au Centre Communautaire de Bè par un collectif d’associations engagées pour la paix au Togo.

Prenant la parole au cours de cette rencontre, la porte-parole de l’Association des Femmes pour le Développement des Activités Génératrices de Revenus a déploré au nom de ses collègues, ""le blocage des voies par les manifestants surexcités, l’empêchement de la libre circulation de leurs marchandises et des véhicules de transports, la mise à sac de leurs étalages, de leurs boutiques et autres exactions subies"", et dont le pic a été atteint le 05 Octobre dermier lors de la marche dite de la colère, organisée par l’opposition togolaise. Cette porte-parole qui se fondant sur les lois de la République sur la liberté publique qui attribuent à tous les citoyens de droit à la libre circulation et à vaquer à ses occupations, a appelé le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, pour que justice soit faite pour le dédommagement des victimes de ces violences et à garantir la liberté de tous.

Outre la responsable de cette association, un opérateur économique a aussi témoigné de la situation vécue le 05 Octobre dernier.

Tous ensemble, ces femmes commerçantes et opérateurs économiques ont donc manifesté leur volonté de porter plainte contre les organisateurs de cette manifestation publique pour n’avoir pas su encadrer leurs manifestants.

Une volonté manifeste que les associations engagées pour la paix, telles que, CJD, CJEP, MJP, ADAGRE, JAN, AJPO, CEVIR et KGV comprennent et soutiennent puisqu’étant l’une des voies de recours légales pour le dédomagement de ces victimes. Ces derniers ont donc, dans la déclaration ayant sanctionné cette rencontre avec la jeunesse de Bè et autres quartiers de Lomé, en vue de les sensibiliser contre toutes les violences politiques, ont repris cette option en ces termes : ""nous allons porter plainte contre les organisateurs de ces manifestations du 05 Octobre"".

Ce collectif a dénoncé au passage la manipulation dont sont souvent l’objet les jeunes lors de ces manifestations politiques, et aussi, le fait que les violences qui en découlent portent atteinte aux avancées réalisées par le Togo et la croissances économique de ces dernières années. En tout cas, pour le CJD et ses associations partenaires, désormais, plus de 70% de la jeunesse togolaise ne veut plus agir par procuration et compte prendre son destin en main.

Enfin, aux chefs traditionnels, garants des us et coutumes, qui ont pris part à cette rencontre citoyenne de sensibilisation contre les violences politiques, les associations ont confié la.mission de distiller les valeurs de non violence et de paix dans leurs différentes communautés.

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