Infos Togo Report ou pas des législatives au Togo ? / A la suite de la résolution en urgence des parlementaires

Verdict des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO demain à Abuja !

Publié le mercredi 12 décembre 2018, par

Après les tergiversations et désormais sonnés par les parlementaires, les Chefs d’Etat de la CEDEAO, doivent plancher une nouvelle et visiblement dernière fois sur le processus électoral en cours au Togo et devant se conclure, si rien n’est fait, par des élections législatives le 20 Décembre prochain.

Des informations qui ont fusé depuis hier mardi en soirée, suite aux évènements douloureux des samedi et lundi dernier au Togo, les parlementaires de l’espace communautaire, réunis à Abuja ont décidé de prendre une résolution devant sauf surprise aller dans le sens d’un report du scrutin du 20 Décembre prochain, et par la même occasion, ces derniers après pression, ont contraint leurs Chefs d’Etat à se plancher sérieusement sur la question. C’est alors qu’un sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de cet espace serait convoqué sur demain Jeudi par le président en exercice, le Nigerian, Mahamadu Buhari.

Des informations venues d’Abuja, l’on en est arrivé là suite à une position ferme des députés surtout anglophones de la CEDEAO qui ont été surtout ahuris par la répression sanglante de samedi dernier à Lomé et dans plusieurs villes du Togo dont Sokodé, ayant occasionné des morts (parmi lesquels un enfant de 11 ans tué par balle) et aussi des blessés graves qui peuvent traîner les séquelles toute leur vie.

Entre autres députés qui ont pris fait et cause pour ces morts et ces blessés et réclamé une résolution en vue d’un report du scrutin législatif au Togo, on cite la député gambienne Fatoumatta Njai. D’après cette dernière qui, ne comprenant pas le silence des chefs d’Etat, « La CEDEAO est une honte ! ». Aussi, s’est-elle permise, une comparaison avec son pays la Gambie. « Comparé à la Gambie, je comprends aisément ce que traversent les Togolais dans ces moments de crise politique et je le martèle chaque fois, la CEDEAO est une honte même si j’en fais partie. Nous sommes assis en train de regarder un pays exploser. Si nous restons encore assis à regarder nos enfants se faire tuer, parce que pendant que nous nous parlons, les Togolais manifestent et nombreux d’entre eux sont tués. Nous préférons nous asseoir ici parler du Togo, mais on n’ose pas parler réellement de ce que les Togolais endurent », ainsi s’exprimait-elle.

Dans la foulé, elle constate à regret que le respect des droits de l’Homme n’est pas la chose la mieux partagée au pays de Faure Gnassingbé. « Pendant que nous parlons, plus d’une trentaine sont encore derrière les barreaux. Certains y sont depuis plus d’un an et n’ont pas encore été jugés et j’appelle ça une véritable atteinte aux droits de l’homme au Togo et une honte pour la CEDEAO que nous sommes et devrons faire quelque chose pour les nôtres », en a appelé Fatoumatta Njai. Elle est même allée plus loin indiquant que « l’administration et le parti au pouvoir ne font qu’un et c’est du subterfuge de croire que le représentant de l’administration fera outre que la position du parti au pouvoir ». Comme quoi, d’après elle, les institutions au Togo sont inféodées au parti au pouvoir et donc, aucune d’entre elles ne saurait décider de quelque chose allant à l’encontre de la volonté du régime togolais.

Si la résolution des parlementaires est attendue aujourd’hui en urgence, elle sera soumise aux chefs d’Etat et de gouvernement, demain Jeudi. Bon à suivre !
T228