Infos Togo Appel de la Cour Constitutionnelle à aller aux élections législatives avant fin 2018

« Une provocation », selon la Coalition des 14

Publié le jeudi 14 juin 2018, par

Après les réactions individuelles des responsables des partis membres, enfin la réaction collective de la Coalition des 14 partis de l’opposition, à la sortie de la Cour Constitutionnelle, appelant le gouvernement et la CENI à tout mettre en œuvre pour la tenue des élections législatives avant la fin de cette année 2018.

Pour ce regroupement que Coordonne la Secrétaire générale de la CDPA, Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson, le communiqué de la Cour Constitutionnelle « est d’autant plus provocateur que c’est le régime RPT-UNIR lui-même qui, dans ses multiples tripatouillages de la constitution de 1992, a inséré à l’article 52 une disposition qui permet aux membres de l’Assemblée Nationale sortants de rester en fonction jusqu’à la prise de fonction effective de leurs successeurs. Une disposition qui a permis aux députés de la législature précédente qui devrait prendre fin en 2012 de rester en place jusqu’aux élections législatives de 2013 ». aussi juge-t-elle que « ce communiqué du Président de la Cour Constitutionnelle dont la finalité serait de fournir un alibi au Gouvernement pour lui permettre d’organiser rapidement des élections législatives sans les réformes nécessaires et indispensables, est la position toujours exprimée par le régime RPT-UNIR dont il fait partie, ce qui prouve une fois de plus que toutes nos institutions sont inféodées au pouvoir ».

Elle dit condamner « avec vigueur cette manipulation partisane et inacceptable du Président de la Cour Constitutionnelle car aucune élection sérieuse ne peut être organisée sans les réformes dans le cadre d’une transition démocratique », et « demande en conséquence aux populations togolaises de ne pas se laisser distraire et de rester vigilantes ».

La C14 formule ses incriminations en se fondant sur le fait que « le Président de la Cour Constitutionnelle sait très bien que notre pays traverse actuellement une grave crise liée à l’absence de réformes constitutionnelles, institutionnelles et du cadre électoral. Une crise qui a amené la CEDEAO à initier un dialogue actuellement en cours » et qu’ « il n’ignore pas non plus que lors de son dernier sommet à Lomé, la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernements de la CEDEAO a demandé à la Commission de la CEDEAO d’aider les facilitateurs qu’elle a désignés à proposer au prochain sommet une solution de sortie de crise, conditionnant ainsi la tenue des prochaines élections législatives à l’issue du dialogue ».
T228