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Un mort-né ?

Publié le vendredi 9 février 2018, par

C’est l’interrogation que nous suscite ce vendredi matin, les propos du député ANC, Ouro Akpo Tchagnao chez nos confrères de Nana Fm. Pour ce dernier, « s’il n’y a pas le retour à la Constitution de 1992, il n’y aura plus débat. On n’a pas peur qu’on dise que le dialogue a échoué ». Il y tient donc à cette question de retour à la Constitution de 1992 plutôt qu’à celle des réformes comme le pouvoir de Lomé le soutient, parce que, souligne-t-il, que « le peuple ne nous a pas mandaté pour dire autre chose que, ‘‘nous sommes dans la rue et nous réclamons le retour à la Constitution de 1992’’ ». Et donc tenir des discussions portant sur autre chose que cette revendication portée par la Coalition des 14 partis de l’opposition, c’est faire revenir un débat qui a été fait depuis l’APG jusqu’au HCRRUN. Ce qui ne doit pas être le cas dans la mesure où pour cette fois, « c’est le peuple qui s’est levé pour réclamer sa Constitution ».

Dans la même optique, Ouro Akpo Tchagnoa ne voit pas le dialogue qui doit s’ouvrir en principe le 15 Février prochain se transformer une Conférence nationale souveraine bis. Bref, il n’est pas prêt à admettre autour de la table des partis politiques autres que celui au pouvoir et ceux de la Coalition des 14 partis de l’opposition. « La question est déjà résolue avec les médiateurs. Pour nous, il y a deux protagonistes, le pouvoir en place et la Coalition des 14 », indique-t-il.

En tout cas, jusqu’à ce que les médiateurs ne donnent la liste officielle de ceux qui seront invités à ces discussions, la question reste posée, « le dialogue sera le plus exclusif possible ou le plus inclusif possible » ?
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