Infos Togo Appel à la démission de Faure Gnassingbé

Un Collectif des OSC réclame des sanctions contre leurs paires

Publié le mercredi 14 février 2018, par Gabinho

Réunies autour du CJD (Collectif des Jeunes pour le Développement), les associations membres du Collectif des Organisations de la Société civile pour la diplomatie non gouvernementale n’apprécient guère les prises de position de certaines de leurs paires qui se réclament défenseurs des droits humains, dans la crise politique actuelle au Togo. Et elles l’ont fait savoir ce mercredi au cours d’un atelier de réflexion animé à Lomé.

Au terme de cet atelier où elles ont fait sortir une déclaration commune, ces OSC disent ne pas comprendre « que certaines organisations usurpent le statut de la Société civile et appellent le Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, Président démocratiquement élu, à quitter le pouvoir, ce qui rendrait notre pays instable et ingouvernable ». A l’endroit de ces OSC, le Collectif fait comprendre que « notre rôle de Société civile c’est de défendre l’intérêt général, les droits socioéconomiques et non de nous immiscer dans les revendications sociopolitiques partisanes ». Il s’offusque de ce qu’il a écouté, « par exemple, certaines organisations appeler explicitement le Chef de l’Etat à démissionner et former un gouvernement d’union nationale ».

Constatant qu’un tel appel va dans le sens contraire aux lois en vigueur et qui régissent le statut des OSC au Togo, le CJD et ses OSC partenaires se voit dans l’obligation de « demander au gouvernement de prendre ses responsabilités, soit pour clarifier leur statut, soit pour sanctionner ces organisations ».

Sans attendre une réponse allant dans ce sens, de la part de l’exécutif togolais, le Collectif des Organisations de la Société civile pour la diplomatie non gouvernementale appelle « toutes les Organisations de la Société civile à se constituer en sentinelle du peuple afin de veiller à la préservation de la paix pour le développement harmonieux de notre pays propice à l’épanouissement de tous les Togolais ».

Evoquant le sujet d’actualité qu’est le dialogue inter-togolais qui devra s’ouvrir demain 15 Février à Lomé, le CJD et ses partenaires « se réjouissent, de l’annonce de l’ouverture du dialogue par les émissaires ghanéen et guinéen ». Ils jugent par la même occasion « important que d’autres acteurs notamment les Organisations de la Société civile contribuent à une sortie de crise, une crise qui a trop duré ».

Enfin, quant aux acteurs de la vie politique nationale, il est formulé un appel « à aplanir leurs divergences et saisir l’occasion du dialogue pour parvenir aux conclusions privilégiant l’intérêt national et préservant la paix, facteur indispensable du développement harmonieux de notre pays et de l’épanouissement de la jeunesse togolaise ».
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