Infos Togo PDRI-MÔ, Un fort impact sur le quotidien des populations

Un accroissement du taux de production de maïs et de riz entre 55 et 72 %

Publié le mercredi 4 mars 2020, par Gabinho

Exécuté par le gouvernement togolais depuis son lancement le 03 Janvier 2010, le PDRI-Mô (Projet de Développement Rural Intégré de la Plaine de Mô) dans la préfecture de Mô (Région centrale), qui embrasse plusieurs secteurs dont l’Agriculture, le transport, la santé, l’éducation, l’énergie, l’eau et l’environnement se révèle au jour le jour très porteur et à fort impact sur le quotidien des populations de cette partie du Togo.

En termes de résultats déjà atteints par le PDRI-Mô, d’après un document du ministre en charge de l’Agriculture, ils sont de plusieurs ordres. Ainsi, on en retient que le projet a réduit de 14% le nombre de personnes vivants en dessous du seuil de pauvreté (27.616 hbts contre 32.876 hbts valeur de référence), taux qui pourrait connaitre une augmentation avec l’achèvement des infrastructures et la mise en valeur des ZAAP.

Pour ce qui est du revenu moyen des ménages, il est passé de 117.736 F CFA à 136.515 F CFA valeur de référence, soit une augmentation de 16%. Il est aussi attendu une amélioration avec l’aménagement et la mise en valeur des bas-fonds et des ZAAP.

Pour ce qui est des effets de ce projet sur le quotidien des populations de la plaine de Mô, il est cité le fait que « dans les 63 villages où les Comités villageois de développement (CVD), ont été redynamisés, les activités en faveur de l’émergence et du renforcement des capacités des CVD ont permis une prise de conscience de la population sur la nécessité de s’organiser pour mieux se prendre en charge et de gérer les acquis de manière communautaire ».

Aussi, relève-t-on qu’ « avec le projet, 153 organisations professionnelles de base (OPB) rendues fonctionnelles, sont officiellement reconnues par l’autorité compétente », et que « les productions de maïs et de riz ont accru respectivement de 55% et 72%. Ceci montre que les paquets technologiques introduits par le projet sont performants et permettent d’améliorer les rendements de toutes les cultures ».

Et le secteur de l’élevage n’est pas resté en marge de ces évolutions constatées dans l’exécution du PDRI-Mô. Grâce à la promotion des actions sanitaires et médicales et la promotion de quelques actions zootechniques, il a été enregistré sur la période d’exécution, des évolutions positives sur le cheptel dues à la diminution des cas de maladies sur les animaux. La taille du cheptel par ménage a augmenté d’au moins 70%, indique-t-on. Et les rendements des productions du maïs et du riz ont augmenté respectivement de 67% et 32%. Ce qui d’après les acteurs n’est que la suite logique de l’application des itinéraires techniques enseignés par la structure d’accompagnement qui est l’ICAT. Et qui dit production dit le déplacement des productions d’un lieu à un autre. Sur ce plan du transport, les 174 km de pistes réalisées ont facilité les échanges et la circulation des personnes et des biens entre les villages de la zone d’une part et d’autre part entre les villages et les centres urbains qui constituent de gros marchés pour l’écoulement des productions agro-sylvo-pastorales, est largement facilitée.

Si l’on peut s’en réjouir de l’exécution à 100% des activités prévues dans le cadre de la mise en œuvre du PDRI-MÔ, des perspectives pour la recherche de financement pour la deuxième phase sont tracées en vue de la « poursuite des Travaux d’aménagement de 30 ha de bas-fonds et de 4500 ha ZAAP », « le contrôle et la surveillance des travaux d’aménagement », « l’appui-accompagnement des paysans pour la mise en valeur des ZAAP » et « l’acquisition des tracteurs et équipements agricoles ».

Pour rappel, le PDRI-Mô dont l’objectif global cadre bien avec l’axe 2 du PND et entend lutter contre la pauvreté à travers l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et des revenus agricoles dans des conditions de développement durable avec une attention particulière aux couches défavorisées, est mis en œuvre grâce aux financements conjoints de la Banque Islamique de Développement (BID), de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), de la contrepartie de l’Etat togolais et de la contribution des bénéficiaires.
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