Infos Togo En attendant leur déguerpissement

Tout Gbamakopé se tourne vers l’homme du mandat social

Publié le lundi 19 août 2019, par Gabinho

Dans un premier article ce jour, nous vous informions de la menace de déguerpissement qui plane sur la tête des populations de Gbamakopé dans Djagblé à la faveur de la Collectivité Kpasra. Dans une déclaration ces populations qui risquent de perdre 366 ha 09a 12 ca de terrain, soit toute la superficie de leur village, se tournent tout simplement vers le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé. ""Nous lançons donc un vibrant appel au Président de la République et demande son secours pour sauver le village de ce drame. Car, nous ne sommes pas loin d’être tous boutés hors de notre village et connaître un sort des personnes sans domicile fixe alors ce village est notre lieu d’origine et de naissance. Monsieur le Président de la République, vous êtes notre dernier recours et nous comptons sur vous"", ce sont là des mots de ces populations...

Voici leur déclaration...

DÉCLARATION DES POPULATIONS DE GBAMAKOPE / CANTON DE DJAGBLE

L’heure est grave car les populations de GBAMAKOPE sont envahies par des forces de sécurité prétendant exécuter une décision judiciaire portant sur toute la superficie dudit village évaluée à 366 ha 09 a 12 ça au profit d’un seul individu.

En effet, le village de GBAMAKOPE dispose d’un certificat administratif sur tout son domaine depuis le 3 août 1995 sous le préfet A. HEVI DOGLAN avec l’effectivité de toutes les collectivités limitrophes confirmant le droit de propriété lors de l’enquête publique. Curieusement, des individus se réclamant de la collectivité KPASRA, suscitent un litige portant sur une superficie de 5 hectares (ou 21 ha). Du tribunal de première instance de Tsevie à la cour suprême de Lomé en passant par la cour d’appel de Lomé, il n’est jamais fait mention de la superficie de tout le village comme étant la propriété de ladite collectivité. Les conclusions après expertise rendues le 19 Juin 2008 par le conseil du village, Me Idrissou BOFFOH en témoignent largement). Malgré tout, le litige prend de nouvelles ampleurs et sème une confusion généralisée dans le village qui se retrouve inexistant.

Pour preuve, ces derniers jours, tout le village est en chantier de démolition au profit de la collectivité KPASRA appuyée par des forces de sécurité. Cette situation qui affecte autant les autochtones que les acquéreurs, suscite d’indignation et de consternation. Selon les informations de source sûre, une dame aurait acquis une parcelle de 175 lots auprès des populations et l’ordre serait venu de la présidence de la République par intermédiaire du commandant AWUI pour que cette dernière rentre en possession de ses droits. Cette information fut confirmée par le commandant lui-même à travers d’autres canaux. Ironie du sort, la femme n’est connue de personne dans le village et le doute planerait sur cette acquisition de parcelles sans que les reçus ne soient disponibles ni présentés.

Un véritable éléphant blanc pour les populations qui ne baissent pas les bras. Nous avons mené des démarches auprès des autorités administratives pour l’arrêt des travaux mais tout continue devant notre regard impuissant. C’est ainsi que nous avons sollicité le Mouvement Martin Luther King. Sans tarder, son président avec ses collaborateurs ont échangé avec le chef du village, quelques leaders d’opinions et les autorités de la préfecture de Zio. Avec tous ces efforts conjugués dont l’issue n’a pas abouti, il a été décidé à l’unanimité des populations de lever la voix à travers les médias comme le présent événement avec l’appui du MMLK. IL s’agit d’attirer de manière pacifique l’attention des dirigeants dont le chef de l’État pour une issue favorable.

Nous lançons donc un vibrant appel au Président de la République et demande son secours pour sauver le village de ce drame. Car, nous ne sommes pas loin d’être tous boutés hors de notre village et connaître un sort des personnes sans domicile fixe alors ce village est notre lieu d’origine et de naissance. Monsieur le Président de la République, vous êtes notre dernier recours et nous comptons sur vous.

Fait à GBAMAKOPE, le 19 août 2019

Les populations