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Tension entre forces de l’ordre et populations révoltées à Mandouri, des blessés enregistrés

Publié le mardi 9 février 2021, par Gabinho

La descente dans la rue des populations de la ville de Mandouri (105 km à l’Est de la ville de Dapaong) ce mardi 09 février est soldée par des dégâts. Des blessés après dispersion à coups de gaz lacrymogènes, ces populations dénoncaient l’état de la route Borgou-Mandouri. L’état de cette route est le résultat des travaux inachevés de bitumage entrepris par la société EBOMAF qui était venue retirer ses engins en octobre 2020. Et depuis cette date, tout est resté sans suite et selon les manifestants, cela cause des accidents de circulation.

De Dapaong jusqu’à Borgou, la route est bitumée ; et aussi ce qui révolte ces populations, c’est que les autres localités comme Naki Est disposent de l’énergie électrique et de l’eau potable, ce qui n’est pas le cas. Dans leur frustration, ces populations de Mandouri, chef-lieu de la préfecture, sont allées jusqu’à réclamer la démission du préfet, M. YOUA.

« Nous sommes considérés comme des cons ici à Mandouri. Si l’Etat ne décide pas cette fois ci quelque chose à notre faveur, tout se passera car nous n’allons plus céder à cela. Nous sommes trop abandonnés, défavorisés et pourtant on nous avait fait des promesses en octobre 2020 que EBOMAF allait revenir, de garder notre calme. Donc c’était pour nous tromper et faire partir les engins ; l’eau potable et le courant sont des problèmes..., on nous le fournit comme une goutte d’eau sur la langue et donc on n’est pas libre d’utiliser comme bon nous semble. Vraiment, il est temps que notre gouvernement réagisse pour répondre à nos besoins. Toutes les routes des cantons de la préfecture sont bitumées et électrifiées mais pas la ville principale Mandouri ; il n’y a pas une préfecture du Togo qui est dans les conditions que nous vivons ou si nous ne sommes pas Togolais, qu’on nous le dise ».

Les autorités ont tenté de calmer la situation ; une tentative qui a échoué et les populations ont continué leur manifestation qui a abouti à une mésentente directe avec les forces de l’ordre.
V.G. (T228)