Six OSC craignent le basculement ""dans un lendemain difficilement gérable""
A l’appel de la Coalition des 14 partis de l’opposition togolaise, des Togolais, comme c’est le cas depuis presque trois mois, seront dans les rues de Lomé et des villes de l’intérieur du pays ces 07, 08 et 09 Novembre 2017 pour les mêmes revendications :""le retour à la Constitution de 1992"" et ""le droit de vote de la diaspora"". A la veille de ce tridum de l’opposition togolaise, c’est un groupe de six organisations de la société civile togolaise à savoir, ACAT-Togo, ATDPDH, CEJP, GRAD, SADD et SYNPHOT, qui face à la presse ce lundi, et au vu des derniers développements, avec un cortège de morts (14 dont 9 par balles, parmi lesquels des civils, mineurs et militaires), de blessés (236), d’arrestations (environ 400), de déplacés et refugiés (environ 500), et l’entrée en lice des miliciens armés surtout lors des manifestations des 18 et 19 Octobre derniers, se sent interpeler.
Et pour éviter au pays de ""basculer dans la guerre civile, voire dans un lendemain difficilement gérable"", ces organisations qui disent avoir constaté ""l’usage excessif de la force dans la gestion des manifestations au Togo"", ""le recours à l’armée nationale en renfort dans la gestion des manifestations publiques pacifiques à caractère sociale ou politique entraine souvent de nombreux drames"", que ""certains manifestants partent manifester sur la défensive, provoquent et s’en prennent également parfois aux forces de l’ordre dans leurs interventions"", que ""les forces de l’ordre font irruption dans les domiciles privés des citoyens et molestent des non manifestants à coups de gaz lacrymogènes et de matraques après la dispersion des manifestants"" et que ""les miliciens circulent à visages découverts tabassent, molestent et tuent en toute impunité"", formulent des recommandations aux différents acteurs.
Ainsi, selon leur déclaration livrée à la presse par Bruno Haden de l’ACAT Togo, elles recommandent à l’Etat, ""la création des conditions juridique, humaine, organisationnelle, matérielle et pratique pour la gestion professionnelle des manifestations publiques"", ""l’assurance d’une formation adéquate des forces armées togolaises qui sont réquisitionnées en renfort aux forces de sécurité publique pour le maintien d’ordre"", ""la création des conditions et la mise en place d’un mécanisme de confiance mutuelle entre les forces de sécurité publique et les citoyens dans la gestion des manifestations publiques pacifiques à différent niveau au Togo"", au gouvernement, ""la libération des manifestants arrêtés,notamment l’Imam de Sokodé, les 03 membres de l’Association Nubuéké, et d’autres personnes arrêtées dans des conditions jugées douteuses"", et enfin aux acteurs politiques ""à prendre les dispositions pour la sensibilisation et la formation de leurs militants et de la population en général sur le caractère citoyen et pacifique des manifestations publiques et au respect des biens publics"".
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Publié le lundi 6 novembre 2017, par