Infos Togo Suspension de Liberté et de L’Alternative par la HAAC / Le CAR décroche ses flèches contre Vizy

« Si l’Ambassadeur de France avait joué un rôle digne du berceau des Droits de l’Homme et des libertés publiques, l’élection présidentielle n’aurait pas plongé le Togo dans une nouvelle crise »

Publié le mardi 31 mars 2020, par Gabinho

Liberté est suspendu par la HAAC pour une durée de 15 jours à compter du 25 Mars dernier alors que L’Alternative en a eu pour 2 mois, suite à une plainte déposée par l’Ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy. Et hier encore, c’est Fraternité qui a évoqué cette sanction contre les deux journaux qui en a eu pour 2 mois de suspension, à son tour. Face à une telle situation, c’est le parti politique le CAR de Me Yawovi Agboyibo qui monte au créneau pour apporter sa dénonciation de ces sanctions contre les médias togolais.

Dans un communiqué signé de son 1er Vice-président, Yendouban Konlani, le parti au symbole du Soleil levant dit avoir été « très surpris par les sanctions prononcées à l’encontre du quotidien Liberté et du bihebdomadaire Alternative suite à la saisine de l’Ambassadeur de France qui a reproché aux deux organes de l’avoir diffamé ».

Jetant un coup d’œil dans le rétroviseur de l’histoire très récente de la politique togolaise, le parti fait constater « qu’à quelques semaines de l’enclenchement du processus du scrutin présidentiel du 22 février, l’opposition et le pouvoir menaient un vif débat au sujet des conditions de transparence et de régularité de l’élection présidentielle en vue. Prenant le contre pieds des efforts entrepris par les organisations internationales en vue de trouver des solutions aux préoccupations exprimées par l’opposition, l’UE dont la France constitue l’un des pivots au Togo a sifflé la fin des débats, à l’issue d’une rencontre qu’elle a eue avec le Gouvernement en déclarant que les conditions sont réunies pour l’équité du scrutin présidentiel du 22 février, qui au contraire a plutôt aggravé la crise togolaise ».

Il en arrive à la conclusion selon laquelle, « si l’Ambassadeur de France avait joué un rôle digne du berceau des Droits de l’Homme et des libertés publiques, l’élection présidentielle n’aurait pas plongé le Togo dans une nouvelle crise », raison pour laquelle il « ne réalise donc pas de quoi l’Ambassadeur pouvait légitimement se plaindre ».

Le parti de l’ancien Premier ministre togolais « déclare abusives les sanctions prises contre les deux organes de presse et demande qu’elles soient purement et simplement rétractées ».
On attend de voir si sa réclamation sera prise en compte.
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