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Sènon Hounsimé, SG de la FESEN : « Kokoroko a hérité d’une boîte véritablement en pourriture avancée »

Publié le mardi 27 octobre 2020, par Gabinho

Est-ce que aujourd’hui à l’heure où nous parlons, les enfants seront combien dans les salles de classes ? Est-ce que chaque enfant trouvera à s’asseoir correctement sur un banc ? Est-ce que les mesures de distanciation sociale, Est-ce-que les mesures de dispositifs de lave-main tout ce que ça comporte, est-ce-que c’est mis en place ? Ou bien la volonté aujourd’hui, c’est de nous pousser vers le suicide collectif ? Ce sont là des interrogations qui ne sont pas de Telegramme228 mais bien du Secrétaire général de la FESEN (Fédération des Syndicats de l’Education Nationale), Sènon Hounsimé, dans une interview accordée à nos confrères de radio Lumière Aného, et diffusée dans leur journal de ce Lundi 26 Octobre 2020, date sensée connaitre la rentrée dite administrative et pédagogique des enseignants, pour le compte de l’année scolaire 2020-2021.

Dans son analyse de situation, le pédagogue a signifié que « cette année, loin de croire que le nouveau ministre est notre cible, nous disons non. Parce que Kokoroko a hérité d’une boîte véritablement en pourriture avancée, parce que dans notre pays, surtout face à notre employeur qui est le gouvernement, on ne règle pas les problèmes, on essaie de les contourner au point que les problèmes s’amoncellent au jour le jour. Donc c’est dans cette situation que le nouveau ministre est arrivé dans notre département ». Il levait ainsi l’équivoque par laquelle certains font croire que c’est une fixation faite par les enseignants, sur la personne de leur nouveau ministre de tutelle pour brandir les revendications.

Dans la suite de ses explications, le responsable de la FESEN relève que « lorsqu’il (le ministre) parle de la rentrée prochaine et que les problèmes sont là sans être résolus, nous sommes dans le désarroi et vous n’êtes pas sans savoir que le jeudi dernier, la FESEN a fait une sortie médiatique et a sorti une déclaration dans laquelle elle précise le minimum à faire avant cette rentrée. Nous disons que nous avons conclu un protocole d’accord qui aujourd’hui a du plomb dans l’aile. Ça voudrait dire qu’on nous a trompé, on nous trompe jusqu’à ce qu’on en arrive ici aujourd’hui et nous constatons que ce protocole-là est relégué quelque part. Et on ne veut pas résoudre les problèmes ».

Et abordant le problème lié au Coronavirus, justifie les réclamations de ses collègues par le fait que « le problème de Coronavirus aujourd’hui a impacté sur notre système scolaire » et qu’ « à la reprise du 15 Juin 2020, vous avez vu que les enfants sont repartis dans les classes à raison de 30, ailleurs même c’est 25, le travail avec les résultats que vous avez vu, à vous de tirer les conséquences ».

Et de conclure dans la dynamique des revendications mesures minimum de protection aussi bien pour les apprenants que les enseignants, « personne d’entre nous ne voudrait faire l’expérience de la mort ».

Entre autres revendications réitérées par la FESEN qui lors de sa sortie médiatique de la semaine dernière, prévenait ne pas pouvoir contenir sa base si les revendications ne sont pas dans les délais fixés, on note pêle-mêle :

- répartition et reversement aux acteurs concernés des 2 milliards F cfa de 2020, avant le 02 Novembre 2020

- la définition claire d’un chronogramme d’indexation des 2 milliards de F cfa de 2019 et ceux de 2020 sur les salaires des enseignants

- exécution des engagements en faveur des confessionnels avant la fin de l’année 2020

- dotation effective de tous les établissements de dispositifs de lave mains et gels hydroalcooliques

- dotation aux inspections et aux établissements du préscolaire et scolaire

- réaménagement des curricula afin de les adapter au contexte de la pandémie

- la formation des enseignants sur les techniques de l’enseignement à distance

- recrutement effectif des enseignants avant la fin de l’année 2020

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