Infos Togo Présidentielle de 2020 au Togo

Scrutin « relativement apaisé » mais pas transparent ni équitable, selon la Conférence des Evêques du Togo

Publié le dimanche 1er mars 2020, par Gabinho

Dans un nouveau message aux fidèles et à toutes les personnes de bonne volonté, la Conférence des Evêques du Togo se prononce sur la présidentielle de 2020 et la période postélectorale tumultueuse qui a vu le jour à la suite de la proclamation des résultats provisoires par la CENI. « Au regard de ce qui s’est passé sur le terrain, on peut dire que l’élection présidentielle du 22 Février 2020, dans son ensemble, s’est déroulée dans un climat relativement apaisé. Mais pour ce qui concerne la transparence et l’équité de ce scrutin, on ne peut en dire autant, la main sur la conscience. C’est dans ce contexte très regrettable que la Conférence des Evêques du Togo adresse le présent message aux fidèles et à toutes les personnes de bonne volonté.

Afin de résoudre la crise qui s’est installée dans le pays et restaurer la confiance, la CET exhorte les différents protagonistes et les instances du processus électoral à œuvrer pacifiquement au rétablissement de la vérité des urnes », c’est ce qu’écrit la CET dans son message daté de ce 1er Mars 2020.

Aussi poursuit le document de la CET, « depuis la proclamation des résultats provisoires », elle « n’est pas restée inactive devant la situation de Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro. Elle n’a pas abandonné l’Evêque, leur frère aîné, à son triste sort, comme le pensent à tort quelques fidèles. Dans la discrétion, la Conférence était plutôt en concertation, notamment avec la Nonciature Apostolique, pour trouver la solution la plus appropriée ». Et en réponse sèche à ce qui se colporte sur les réseaux sociaux, Mgr Alowounou et ses pairs indiquent que « contrairement à ce qu’affirment certains messages publiés sur les réseaux sociaux, les Evêques n’ont reçu ni voitures, ni aucun autre présent, de qui que ce soit, dans le but de tronquer leur liberté d’appréciation et leur liberté d’expression ».
Ainsi, elle indique qu’ « en tant qu’Institution de l’Eglise, elle ne pouvait pas appeler à la marche du Vendredi 28 Février. Elle ne souhaitait pas exposer les manifestants au risque éventuel d’une répression. Pour autant, cette prise de position de principe, ne constitue en aucune manière un désaveu de la démarche courageuse de Mgr Kpodzro, en faveur d’une cause que son cœur de Pasteur estime juste ». La CET dit donc « dénoncer le blocage imposé à la résidence de Monseigneur Kpodzro, d’autant plus que cette mesure est non seulement une atteinte grave) sa liberté de mouvement mais empêche aussi le fonctionnement du Centre de santé contigu à ce lieu ». Aussi, déplorent-elle, que des prêtres aient été empêchés de célébrer l’Eucharistie dans la chapelle du centre de santé pour les Religieuses, le personnel de service et les malades.

On peut comprendre à suffisance que c’est un véritable coup de pied dans l’anus que la CET vient de donner à tous ceux qui jusqu’alors disent que Mgr Kpodzro n’a pas le soutien de ses pairs dans sa démarche.

S’ils (les membres de la CET) ajoutent avoir suivi « avec consternation, les violences qui ont été perpétrées à l’intérieur du Collège Saint Joseph ce Vendredi 28 Février, lieu où se sont réfugiées les personnes dispersées par les Forces de sécurité, elle condamne de nouveau, avec un sentiment de profonde indignation, ces intrusions abusives dans les espaces privés et sacrés de l’Eglise, et demande le relâchement de tous ceux qui ont été interpellés dans ces conditions », ces guides de l’Eglise catholique au Togo, invitent les chrétiens catholique en cette période « à prier et à œuvrer pour la paix dans la vérité et la justice » et à ne céder à quelque provocation et violence mais en gardant la foi en Dieu qui à coup sûr, aidera à sortir de cette tempête qui secoue » le Togo.

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