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Satchivi en grève de la faim dès ce Lundi

Publié le dimanche 11 novembre 2018, par

C’est l’information que comporte une lettre ouverte que l’interessé actuellement incarcéré à la prison civile de Lomé, adresse au président togolais, Faure Gnassingbé. Bien que ne sachant pas, du fait de son ulcère et d’un problème respiratoire, pour combien de temps il pourrait tenir, Foly Satchivi, premier porte-parole du mouvement ""En Aucun Cas"" compte entamer dès ce Lundi, une grève de la faim de 72 heures, reconductible. Il espère par cet acte rendre le chef de l’Etat togolais un peut plus sensible aux douleurs des Togolais.

""Peut-être que la vague d’indignation et de réaction que suscitera ma mort vous amènera à être plus sensibles aux douleurs et souffrances de ce peuple qui ne demande qu’à vivre dans un état démocratique et prospère"", écrit-il. Pour rappel, avant Satchivi, c’est le président du parti ""Les Démocrates"" qui a usé de ce moyen de lutte. Mais, pour quels résultats ?

Voici la lettre de Foly Satchivi...

Seconde Lettre ouverte de Foly SATCHIVI, depuis la prison civile de Lomé à Monsieur Faure GNASSINGBE.

Monsieur le Président de la République,

Prenant acte de votre silence et de votre refus catégorique d’ordonner la libération de tous les détenus politiques et d’opinion, au nombre desquels Joseph EZA, Messenth KOKODOKO, Assiba JOHNSON et moi-même, j’ai décidé d’entamer à compter de ce 12 novembre 2018, malgré ma santé très fragile et constatable à vue une grève de la faim reconductible de trois (3) jours.

L’objectif poursuivi à travers cette grève reconductible de la faim, est de vous rappeler une fois encore que nous ne sommes pas des esclaves de votre gouvernement pour que vous décidez comme bon vous semble de notre vie, de notre liberté et de nos droits et vous demander d’ordonner notre libération inconditionnelle.

Compte tenu de mon ulcère et de mon problème respiratoire, je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir rester sans rien manger. Il est possible que j’en meurs. Tout est possible à compter de ce lundi 12 novembre 2018.
Peut-être que la vague d’indignation et de réaction que suscitera ma mort vous amènera à être plus sensibles aux douleurs et souffrances de ce peuple qui ne demande qu’à vivre dans un état démocratique et prospère.

Ce serait, cependant très regrettable et très déplorable de savoir que vous avez laissé mourir, en prison un défenseur des droits humains.

J’espère bien que cette énième interpellation vous fera réagir et prendre les mesures urgentes et idoines en vue de notre libération dans les prochaines heures.

Foly SATCHIVI