Infos Togo Affaire des implants périmés au CHU Sylvanus Olympio

Sanction incomplète contre Dr Alovor, celle contre les complices attendue

Publié le mercredi 12 septembre 2018, par Gabinho

Est-ce la bonne sanction ? Quid des potentiels complices ? Ce sont là des questions qui constituent une autre paire de manche de la décision prise et rendue publique depuis hier mardi par le Directeur général du CHU Sylvanus Olympio, le médecin–colonel Adom Kpao.

Selon cette décision en question, Dr Guy Alovor, chirurgien, orthopédiste traumatologue, Praticien Hospitalier au Centre Hospitalier de Péronne en France, non inscrit sur la liste du personnel du CHU, mais qui convoyait des lots d’implants au Togo et les faisait vendre par le biais de ses collègues du service de la Traumatologie orthopédique en complicité du CHU de Lomé Tokoin, et parfois sous forme d’aide humanitaire, est interdit de toutes activités de soins et pédagogiques au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio.

Si cette décision est vue par plus d’un comme une option pour couper le mal depuis la racine, il est très attendu des sanctions également contre les complices ou tout membre du personnel du CHU ayant joué un rôle dans ce qui est finalement devenu un deal, ceci après la réunion tenue la semaine dernière entre le ministre de la Santé, prof Moustafa Mijiyawa, cinq collaborateurs directs, la direction du CHU SO, la commission médicale consultative et les différents protagonistes.

En attendant, une autre note de la direction du CHU Sylvanus Olympio, fait un rappel aux Chefs de services que ""toutes les activités de soins, de travaux, d’équipements et de prestation de services de divers ordres provenant de l’extérieur doivent être subordonnées à l’autorisation préalable"".

En tout cas, outre l’interdiction contre Dr Alovor, certaines sources mieux indiquées pensent qu’il fallait plutôt le suspendre si tant est qu’il est reconnu comme le fournisseur de ces implants périmés, donner une allure judiciaire à ce dossier afin de situer les responsabilités, et pourquoi pas, lancer un mandat d’arrêt international contre lui dans la mesure où, il est bien noté qu’il n’habite pas au Togo. Sans quoi, cette décision millimétrée d’interdiction ne sera qu’une simple poudre jetée aux yeux des victimes de ce deal.
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