Représailles du MJPG !
La déclaration de la Conférence des Eveques du Togo sur la situation sociopolitique au Togo et en faveur d’un retour à la Constitution de 1992 ne passe pas forcément bien dans toutes les écuries du pays. Si d’aucuns l’ont accueilli favorablement, ce n’est pas le cas au niveau du MJPG (Mouvement des Jeunes pour la Popularisation de la Bonne Gouvernance) qui était face à la presse ce jour à Lomé.
Partant du constat selon lequel, dans leur déclarations les ""Evêques craignent d’avoir à rendre compte du sang du méchant, s’ils ne l’avertissaient pas, et s’ils ne lui disaient pas d’abandonner sa conduite mauvaise, le sachant condamné à mourir de son péché (cf. Ezéchiel 33, 7-9)"", le MJPG se fond dans une litanie d’interrogation dont, ""qui donc est le méchant, quel est le péché pour lequel il est condamné à mourir et qui est ce qui l’a condamné à mourir ? Au nom de quel peuple parlez-vous ? Quel peuple demande que les réformes soient conformes à la Constitution de 1992 ? Vous êtes-vous assurés que ce peuple pour lequel vous prenez parti est majoritaire au sein de la République ? Au nom de quel principe biblique, la majorité impose-t-elle sa volonté à la majorité ?
De ces interrogations, le MJPG fait ressortir que la Conférence épiscopale est sortie de ""son rôle pastoral"" et donc ""a raté une occasion en or d’observer le silence"".
Et parlant justement de la Constitution de 1992, ce mouvement qui se réclame porte voix de la majorité des Togolais souligne qu’elle n’""est pas d’essence divine"", et ""est définitivement caduque"". Et dans son raisonnement, si elle était toujours en vigueur aujourd’hui, ""elle aurait 25 ans et sa révision serait à l’ordre du jour si elle n’était déjà opérée, dans son esprit et dans sa lettre"".
Et donc, fonder des revendications sur son retour aujourd’hui à l’analyse du MJPG reviendrait à traduire une absence de volonté de progrès et ""un prétexte pour fomenter une insurrection qui n’aboutira jamais au changement de régime envisagé ni même à l’adoption des dispositions antidémocratiques visées"".
Pour le MJPG, du moins dans sa déclaration lue par son président, Victor K. Talikpéti, et qui se fonde sur des extraits de la bible tirés des livres d’Ezéckiel et de Jean, il y a matière à espérer que ""la paix sociale sera préservée à tout prix et que les réformes s’opèreront dans le respect des Institutions et des lois de la République.
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Publié le mardi 19 septembre 2017, par