Infos Togo Feuille de route de la CEDEAO pour une sortie de crise au Togo

Professeur Magloire Kuakuvi insatisfait à 20 % !

Publié le jeudi 2 août 2018, par

20 %, c’est visiblement le pourcentage d’insatisfaction du professeur Magloire Kuakuvi suite à la publication de la feuille de route de la CEDEAO pour une sortie de crise.

« Ma satisfaction se situerait autour de 80%, parce qu’ils ne pouvaient pas parler immédiatement de l’observation de ces élections-là. Mais, j’avais déjà préconisé dans mes opinions un comité de suivi. Et ils en ont tenu compte. En plus de cela, il y a un flou sur les révisions Constitutionnelles et Institutionnelles. C’est bien de parler de la recomposition de la Cour Constitutionnelle avec une limitation de mandat. Parce que les gens s’éternisent là-bas. Maintenant, notre espoir va se porter entièrement sur l’opposition. Parce que toutes ces choses qui ont été dites, tout le monde le disait avant que la CEDEAO ne le redise », ce sont là les premières réactions du Président du Conseil Épiscopal Justice et Paix dans l’émission « Débat » de nos confrères de Nana Fm, à propos des recommandations qui visiblement si elles sont exécutées, selon la CEDEAO devra sortir le Togo de la crise politique actuelle.

Parlant des législatives que la CEDEAO a voulu voir se tenir au Togo le 20 Décembre 2018, professeur Kuakuvi que voit pas forcément la nécessité l’aval de quelque organisation internationale. « Si toute l’opposition togolaise se met en rang pour superviser ces élections à deux tours, les choses pourraient se jouer bien sans nécessairement l’aval de l’ONU, de la CEDEAO ou de l’UA », a-t-il signifié avant de poursuivre, « maintenant, il reste à espérer qu’il n’y ait plus de boycott de la part de l’opposition togolaise au parlement lorsqu’on dira que, au cas échéant, les réformes seront réglées par voie parlementaire ».

Pour ce qu’il peut en être pour des craintes sur l’échéance pour la tenue de ces élections ou encore de sa promiscuité avec les fêtes de fin d’année (la fête de Noël le 25 Décembre surtout), le professeur d’université est convaincu que « si on veut véritablement changer les choses au Togo, la date importe peu. Il suffit de s’organiser pour que ces élections soient réalistes et conforment aux vœux des Togolais. Ce n’est pas une affaire de fête. Nous allons fêter après si par extraordinaire, nous prenons la majorité des sièges au parlement ».

Et enfin, quant à ce qui concerne le fichier électoral, Magloire Kuakuvi fait à nouveau un clin d’œil la Francophonie. Il dit espérer que l’OIF sera mis à contribution, puis qu’ayant déjà travaillé sur ce fichier électoral par le passé, et mettra tout en œuvre pour qu’il soit aux normes à temps pour la tenue de ces législatives le 20 décembre prochain, tout ceci avec le concours du Comité de suivi que la CEDEAO aura à mettre en place pour assurer le suivi de l’exécution de la feuille de route.

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