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Pour Ninsao Gnofam, « le nouveau port de pêche n’est pas la source des malheurs des populations d’Avépozo »

Publié le lundi 23 juillet 2018, par

Erosion côtière au Togo, les dernières victimes sont les populations d’Avépozo-Bateauvi qui, en début de semaine dernière ont vu leurs maison être emportées par les eaux de la mer qui s’est déchainée, alors que d’autres encore de ces maisons sont menacées par les eaux. Si l’on ne déplore pas pour le moment de pertes en vies humaines, les populations qui pour certaines ne savent pas où aller, craignent toujours pour leur vie.

Dans une descente sur le terrain vendredi dernier, le ministre des Infrastructures, Ninsao Gnofam, après avoir mesuré l’étendue de ce drame, a annoncé des travaux pour faire face à cette érosion qui, à l’en croire n’est pas pleinement l’effet du port de pêche. « Nous allons lancer les travaux sur 13km de côte avec en enrochement très profond. Cela permettra de contenir l’avancée de la mer », promet-il vaguement informant que « les dispositions sont en train d’être prises pour faire face à ce phénomène. Nous n’allons pas évoluer dans l’à peu près, il nous faut des solutions durables. A la Cop21, le chef de l’Etat a demandé aux bailleurs de nous venir en aide pour combattre l’érosion côtière. Ils ont accepté c’est pourquoi dans le cadre de la réhabilitation (phase II) de la route nationale numéro 2 (Aflao-Hilacondji), les partenaires vont apporter une assistance pour la protection de la côte ».

Pour ceux qui accusent le nouveau port de pêche d’être la source de leur mal, Ninsao Gnofam répond que « le nouveau port de pêche a un faible impact sur l’érosion. Ce phénomène est très ancien. Souvenez-vous le Togo a déjà perdu deux routes en raison de l’érosion. La route nationale N°2 (Lomé-Aného) est la troisième construite ». Il tente d’expliquer ce phénomène par « la position géographique du Togo » qui, d’après lui, « fait que nous ressentons davantage que nos voisins les effets de ces phénomènes liés au climat ».

En attendant, la mer est menaçante et les autorités togolaises se doivent d’agir au plus vite pour que d’autres habitations dans la zone d’Avépozo et environs ne soient aussi emportées par les flots.
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