Infos Togo 05 OCTOBRE

POUR JEAN DEGLI, LA REVOLUTION N’A PAS ABOUTI

Publié le lundi 5 octobre 2020, par Gabinho

Il était une fois, le 05 octobre 1990 au Togo ! C’était il y a 30 ans, le soulèvement populaire qui avait contraint le pouvoir à s’ouvrir à la démocratie et au dialogue avec l’opposition. Pour Me Jean Yaovi Dégli, un témoin et jeune avocat à l’époque, la révolution n’a pas abouti et la compare à celui d’août 2017.

Le vendredi 5 Octobre 1990 sera le point de départ d’un vaste mouvement de contestation populaire du régime de feu Général Eyadema à travers des revendications socio-économiques et politiques ont supplanté de celle de justice pour Logo Dossouvi et Doglo Agbélenko en amenant toutes les couches des populations togolaises à s’associer aux mouvements de revendications pour exiger le multipartisme, la démocratie et la liberté et la tenue d’une Conférence nationale souveraine ainsi qu’un changement de système politique pluraliste et démocratique.
Si en 30 ans de lutte, le Togo a acquis ce qu’on peut appeler le multipartisme grâce au soulèvement du 05 octobre 1990 de même qu’une liberté partielle, il y a échec dans certaines parties selon l’analyse de Jean Degli.

« Nous sommes parvenus à certaines avancées comme la liberté de la presse, d’association, de parole, mais l’alternance, but ultime de toute révolution, ne s’est jamais imposée », a-t-il reconnu dimanche dans l’émission D12 de Pyramide FM.
En comparaison au soulèvement du 19 août 2017, l’avocat estime que la force du pouvoir et la faiblesse de l’opposition pourrait aisément expliquer cet échec.
« Le mouvement du 19 août 2019 avait des similitudes avec celui du 5 octobre 1990. Mais faute de cohésion de l’opposition, cela a mené à l’échec », a déploré Jean Dégli.

Pour rappel, très tôt le matin de ce vendredi 5 octobre 1990, le tribunal de Lomé était noir de monde. Seul l’Ordre des Avocats avait pris position et s’étaient rendus sur-le-champ en robe chez le chef de l’État pour lui exprimer leur indignation.
Yvette S. /T228