Infos Togo Exploitation de sable à Dévégo-Novissi

Pour Dagbovi, il y a une main noire derrière la colère des riverains contre Samaria

Publié le jeudi 20 août 2020, par Gabinho

Suite aux cris de colère des acquéreurs de terrains à Dévégo-Novissi, dans le canton de Baguida qui se disent victimes de l’extraction de sable faite par la société SAMARIA, le maire donne sa version des faits après visite sur le terrain.

En conférence de presse dimanche, le collectif des victimes de l’exploitation illégale du sable à Dévégo-Novissi ont exprimé leur ras-le-bol face à cette situation qui seraient à l’origine de la dégradation des habitations, les fissures des murs, la pénurie d’eau et surtout l’insécurité des enfants.

« Nous exprimons notre désarroi et notre ras-le-bol afin d’exiger l’arrêt définitif du dragage pour nous mettre à l’abri de la pénurie d’eau, de fissures de nos murs et l’insécurité de nos enfants à Dévégo-Novissi », avait indiqué Mme Akossiwa Adjé, porte-parole du collectif.

Cependant, selon le maire, cette affaire n’est pas clarifiée pour la population dans le sens où il y aurait eu une manipulation concernant les domaines concernés.

« Nous sommes venus constater la situation. J’ai l’impression qu’il y a de la manipulation dans cette histoire. Des noms sont cités. Néanmoins, je ne jette pas des fleurs à la société Samaria, mais depuis qu’elle a entrepris des travaux ici, il y a un changement au niveau du village Dévégo. Entre-temps, on ne pouvait même pas venir ici. Il y avait des crocodiles », a indiqué le maire Jean-Baptiste Dagbovi.

En effet, ayant effectué une visite sur le terrain en compagnie du Directeur général de l’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE), des autorités locales du milieu, du Directeur général des mines et de la géologie, après confrontation du tableau dressé par les riverains au cours de la conférence et la réalité du terrain, il s’agit, plutôt d’une manipulation, selon l’élu local.

Il dit avoir plutôt constaté que des gens ont construit dans une réserve administrative, sans permis de construire.
Yvette S. /T228