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Polémique autour de la distinction de Claude Le Roy et Arsène Wenger par Georges Weah

Publié le samedi 25 août 2018, par

Ils n’ont pas hésité à sauter sur l’occasion de cette distinction, hier Vendredi, du technicien français des Eperviers du Togo, Claude Le Roy et Arsène Wenger, pour décrocher leurs flèches en direction du président libérien, Georges Weah. Eux ce sont les membres de l’opposition libérienne.

A l’avant-garde de ces dénonciations, qui ont d’ailleurs également envahi les réseaux sociaux et les médias traditionnels, il y a le journal Front Page Africa dans un de ses éditoriaux indiquait que cette distinction « ne devrait pas porter sur le lien personnel entre le président et Wenger et Le Roy ». Le Journal ne semble pas voir ce qu’il y a d’exceptionnel comme accomplissement pour valoir aux deux français, Claude et Arsène, une médaille de « Knight grand commander of the humane order of african redemption » (« Grand commandeur et chevalier de l’ordre humain de la rédemption africaine »), une distinction datant de la fin du XVIIIe siècle, et qui en principe récompense des personnalités qui ont accompli des actes exceptionnels.

Un avis qui est finalement partagé par le porte-parole du Liberty Party (un parti de l’opposition libérienne), Darius Dillon, qui pour sa part, estime que George Weah « ne devrait pas utiliser la plus haute distinction de la nation pour montrer sa reconnaissance aux personnes qui n’ont joué un rôle que dans sa vie personnelle ».

La polémique n’a pas épargnée Twitter. Sur ce réseau social, des citoyens libériens ont cru voir derrière cet expressément de leur nouveau président à décorer les deux techniciens, un dévoiement des priorités nationales surtout des nombreux défis auxquels leur pays doit faire face.

En tout cas, Georges Weah ne souffre pour autant de défenseurs. Il en a trouvé en la personne de son ministre des Sports, Andy Quamie, qui face à ces polémiques a seulement fait savoir que, si Claude Le Roy et Arsène Wenger « n’avaient pas exposé George Weah, il ne serait pas la fierté de toute une nation aujourd’hui ».

Pour rappel, l’actuel coach des Eperviers du Togo avait repéré George Weah, alors très jeune, quand il jouait au Tonnerre de Yaoundé à la fin des années 80. Aussitôt après l’avoir repéré, il l’a recommandé à Arsène Wenger qui était à l’époque l’entraineur de l’AC Monaco. La suite, ce fut la consécration dont le pic a été le Ballon d’or en 1995, le seul d’ailleurs décroché jusqu’alors par un joueur africain.
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